Fierté littéraire 2018 : la meilleure édition de son histoire

Sous le thème « Je l’aime à écrire », une variante de la chanson « Je l’aime à mourir » de Francis Cabrel, Fierté littéraire 2018 a innové et surtout a fait ses preuves en tant qu’organisation littéraire.

Auteurs Académie

D’abord, son concours littéraire a pris une nouvelle forme. Inspiré des télé-réalités La Voix et Star Académie à TVA, nous avons créé un concours littéraire nouveau genre, Auteurs Académie. Le prix à gagner : la publication d’un roman ou recueil de poésie par notre partenaire BouquinBec. Le gagnant ou la gagnante obtient la révision, la mise-en-page, la couverture et la publication de son livre, en plus, on lui en remet 100 exemplaires.« BouquinBec est plus qu’heureuse de s’associer à Fierté littéraire et au festival Fierté Montréal, a déclaré Sylvie Dulac, directrice à BouquinBec. Nous partageons la vision de Fierté littéraire et de son directeur Denis‐Martin Chabot de faire rayonner la littérature et les auteurs de la communauté issue de la pluralité sexuelle et de genre ainsi que de donner le goût de lire et d’écrire. »D’abord en mars 2018, nous avons lancé l’appel à texte. Sous le thème « Je l’aime à mourir », les participants devaient écrire une nouvelle de 200 mots maximum. Un premier jury composé outre de madame Beaulac, l’auteure et agente littéraire Dominique Girard. Des 34 textes reçus au premier juin, elles ont retenu huit candidats. On leur a demandé de composer un autre texte de 200 mots avec 10 mots imposés en prévision de la finale du 13 août.Deux coachs, l’auteure à succès Sylvie Payette et l’éditeur Robert Soulières, ont alors lu les textes retenus. Ils les ont lus à l’aveugle, car ils n’avaient aucune information nominale sur l’identité des auteur(e)s. Puis le soir du 13 août, le comédien Miguel Doucet a lu les textes retenus pour le public. À la suite des lectures, les coachs ont retenu 4 semi-finalistes, deux pour chaque coach. Après une pause pour permettre aux coachs d’aider leurs poulains à améliorer leur oeuvre (le texte de 200 mots avec 10 imposés), Miguel Doucet a lu les textes pour le public. Les coachs ont dû faire le dur choix de retenir un seul candidat chacun. Dernière étape, écrire en 10 minutes une déclaration d’amour d’au plus 50 mots. C’est Étienne Beauséjour qui l’a remporté. Agé de 21 ans, cet étudiant en droit à l’Université de Montréal avait séduit le coach Robert Soulières avec ses textes empreints d’humour et leurs qualités narratives et leur style. Son texte final, une déclaration d’amour à un… chien a été le coup de cœur. L’auditoire a voté pour lui. À la grande finale, Étienne faisait face à Guylaine Joly Échardour qui était la finaliste de la coach Sylvie Payette, auteure. « Je suis très heureux, a déclaré Étienne. Je me suis bien amusé et j’ai hâte de travailler sur mon projet qui sera publié. » « Nous avions des textes de grande qualité, a dit Denis-Martin Chabot, organisateur de Fierté littéraire. Le choix était très difficile d’abord pour le jury qui a retenu les huit finalistes, puis pour les coachs lors de la soirée de la grande finale. Mais c’est ça un concours littéraire. Un autre jury, d’autres coachs auraient peut-être décidé autrement. Pour moi, tous les participants sont des gagnants. » « Nous sommes fiers de nous associer à cet événement, a déclaré Sylvie Dulac, directrice, Bouquinbec. Nous avons découvert des auteurs de talent dans le cadre de ce concours.  

Le combat aux mots

C’est le roman Au 5e de MP Boisvert qui a remporté la 3e édition du Combat aux mots de Fierté littéraire. Défendu brillamment par la comédienne, auteure et humoriste Anne-Marie Dupras, ce roman raconte l’histoire d’Alice, Gaëlle, Camille et Simon qui partagent un appartement au cinquième étage d’un immeuble de Sherbrooke. Il explore plusieurs facettes de la diversité sexuelle, dont la bisexualité et le polyamour. Il s’agit du premier roman de MP Boisvert. « C’est tout un honneur, » a-t-elle déclaré immédiatement après l’événement. Au 5e, publié chez La Mèche, était en compétition avec Tiroir Numéro 24 de Michael Delisle, défendu par l’auteur et relationniste, Alain Labonté, Queues de Nicholas Giguère, proposé par le comédien et réalisateur, Jocelyn Lebeau et Des cailloux blancs pour les forêts obscures de Jovette Marchessault, proposé par l’auteure et chroniqueuse Judith Lussier. La soirée a donné lieu à des débats corsés sous l’animation très habile d’Amélie Boivin-Handfield. MP Boisvert est directrice générale du Conseil québécois LGBT à temps plein, et auteure à temps plus-que-partiel. Elle est consultante pour divers ministères sur les questions de diversité sexuelle et de genre et intervient régulièrement dans les médias sur ces questions. Co-fondatrice de Fière la fête ! La célébration de la diversité sexuelle à Sherbrooke, elle est aujourd’hui sur le conseil d’ILGA Amérique du Nord et sur le comité d’orientation du Réseau LGBTQI Francophone International. Elle détient une maîtrise en création littéraire de l’Université de Sherbrooke.

Les choix de Sophie

Chaque année, Fierté littéraire cherche des façons de mettre de l’avant et de faire connaître des auteur(e)s de la communauté LGBTQ+ émergeants. Difficile d’attirer des foules quand les auteur(e)s sont moins connus. Depuis 2017, nous invitons une personnalité à animer une rencontre d’auteur(e)s. Cette année, nous avons fait appel à l’excellente comédienne Sophie Paradis. Cette dernière est également porte-parole d’Interligne, service de soutien pour les personnes LGBTQ+. La soirée a enchanté les auteur(e)s et les participants. Sophie a interviewé ses invités et lu des extraits de leurs écrits. Beaucoup d’émotion lors de cette soirée.

Tête à têtes avec Steve Galluccio

Invité d’honneur de la Fierté littéraire 2018, Steve Galluccio, est venu parler de sa vie, de celle d’être doublement minoritaire, gai et italien. Il nous a parlé de son grand succès Mambo italiano, porté au cinéma et bientôt sur Brodway. Son plus récent fils Little Italy cartonne dans le monde.Steve a été plus que généreux, partageant ses expériences parfois difficiles de sa jeunesse, ses vues sur le débat sur l’appropriation culturelle et surtout son combat pour son conjoint malade qu’il a dû placer en résidence.Une soirée également remplie d’émotion.

Auteurs à découvert

Dans la tradition de Naked boys reading, cette activité est revenue. Cinq auteur(e)s dont l’humoriste Philippe Lemieux sont venus présenter des textes dans leur plus simple apparat avec que leurs mots pour se couvrir. Au profit de Maison Plein Coeur, nous avons amassé plus de 235 $ pour l’organisme qui aide les personnes séropositives de Montréal.

Salon du livre en plein air

Comme par le passé, nous avons terminé notre semaine d’activités à la journée communautaire par une vente de livres en pleine rue Sainte-Catherine Est. Douze auteur(e)s ont participé à l’événement. Fierté littéraire remercie ses partenaires, dont Fierté Montréal, BouquinBec et le bar le Cocktail qui accueille nos activités depuis 5 ans. Fierté littéraire a gagné le succès d’estime, mais sa participation stagne depuis trois ans. Nous allons revoir nos méthodes de promotion pour attirer plus de monde en 2019.
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Mémoires d’une mairesse, Lac Mégantic, le 6 juillet 2013

Couverture du livre Mémoires d’une mairesse, Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013. Biographie de Colette Roy Laroche, publiée aux Éditions de l’Homme

Voici mon nouveau livre. J’ai travaillé pendant 10 mois intensivement pour préparer ce livre qui raconte la vie de cette femme remarquable, Colette Roy Laroche. Mairesse de Lac-Mégantic, une ville sans histoire, sauf les habituelles chicanes de clocher, elle s’apprêtait à prendre sa retraite de la politique avec le sentiment du devoir accompli. Elle avait réussi à faire construire un nouveau centre sportif, un centre de loisir, l’OTJ, assurer une source durable d’eau potable et bien d’autres dossiers normaux de la vie d’une mairesse d’une petite municipalité.

Or, le 6 juillet 2013, tout bascule. Un convoi de 72 wagons-citernes rempli de pétrole brut léger a provoqué des explosions et un incendie qui ont fait 47 morts et qui ont détruit une quarantaine d’édifices dans le centre-ville.

Elle restera deux ans de plus à la mairie et gèrera avec son conseil municipal la pire tragédie ferroviaire de l’histoire moderne du Québec et du Canada.

Publié aux Éditions de l’Homme, ce livre raconte non seulement la tragédie et ses suites, mais aussi la vie de Colette Roy Laroche avant le 6 juillet 2013, cette vie qui l’a façonnée et rendue capable de faire face à la catastrophe.

Il contient plusieurs photos, dont du photographe René Jobin de Québec. Bientôt âgé de 44 ans (en décembre), cet homme se décrit comme un citoyen très normal. Il a passé son enfance et le début de sa vie adulte dans le quartier Limoilou, à deux pas d’une caserne de pompiers. Le passage des camions de pompiers devant chez lui, plusieurs fois par jour, font parti de son enfance. Il a commencé la photo de façon auto-didacte avec des caméras numériques. Ce n’est qu’en 2004 qu’il a combiné sa passion pour les pompiers et celle pour la photographie. Il a alors joint une équipe de photographes bénévoles, ayant eux aussi les deux mêmes passions, pour travailler pour le site Internet d’archives de photos du service d’incendie de la ville de Québec, SPIQ.ca, devenu SSIQ.ca. Le but ces sites a toujours été le même: faire la promotion du service incendie de la ville de Québec et valoriser le travail des pompiers, par le biais de reportages photos réalisés lors d’interventions, de formations, etc… En d’autres mots, aussitôt que les pompiers vont au feu, ou sur toute autre intervention majeure, les photographes du site y vont aussi. Ils ont l’autorisation d’accéder au périmètre d’intervention, vêtus en habit de pompier et caméra à la main. Tout ceci fonctionne grâce à une entente signée avec la ville de Québec et le service incendie.

Monsieur Jobin exerce ce passe-temps depuis 14 ans. Il a à son actif près de 320 reportages photos d’interventions du SPCIQ. En parallèle, il travaille à l’Université Laval dans le domaine de l’informatique pour la Faculté de médecine.

Voici comment il a vécu cette tragédie

MOI : Où étiez-vous et que faisiez-vous quand la tragédie est survenue le 6 juillet 2013 ?

 » Le 6 juillet 2013 j’étais chez moi, à Québec. Ce n’est que vers 8h30 le matin, à mon réveil, que j’ai entendu parler de l’événement à la télévision. Les images étaient rares, ce n’était que des images prises de loin, qui tournaient en boucle. Sans trop réfléchir j’ai sauté dans la voiture, avec mon sac de caméra et mon habit de pompier dans le coffre de la voiture : direction Lac-Mégantic. En route j’ai discuté au téléphone avec le responsable de SPIQ.ca (le site d’archives du Service de protection contre les incendies de la ville de Québec) géré par l’ancien journaliste Christian Thibault. Le plan de match était de trouver, à Lac-Mégantic, le directeur du service incendie et lui proposer mes services pour documenter l’intervention. » 

René Jobin

MOI : Quand êtes-vous arrivé sur le site de l’accident ?

« Je suis arrivé sur les lieux vers 10h30. J’ai demandé à des policiers, à des barrages routiers, à quel endroit je pouvais voir le directeur du service Incendie. Ils m’ont dirigé vers une caserne, près de la marina, c’était aussi l’hôtel de ville. C’est à ce moment que j’ai rencontré Denis Lauzon, le directeur. Il était dans une salle de réunion, avec plusieurs hauts-gradés de différents services (incendie, police, etc…). La confusion et la fatigue étaient visibles sur son visage, et c’était compréhensible. J’étais déjà habillé en habit de pompier, caméra à la main lorsque je lui ai offert le service de documenter l’événement. En moins de 2 secondes il m’a donné le OK pour aller à l’intérieur du périmètre d’intervention… ce fameux périmètre qui allait devenir plus tard la « zone rouge », interdite à tout civil. »

 

Le panache de fumée à Lac-Mégantic
Photo : René Jobin

MOI : Comment c’était ?

« Lorsque je suis sorti de cette caserne et que j’ai commencé à arpenter les rues, la vision de la ville était tout simplement surréaliste. Je peux facilement comparer avec les films sur la 2e guerre mondiale où on peut voir des villes en ruine. Il y avait des arbres calcinés qui pointaient vers le ciel comme des flèches, des voitures calcinées dans les rues et dans les stationnements, des bâtiments en ruines, des amoncellements de briques et quelques pans de murs encore debout, des cheminées qui sont restées debout et qui pointent encore vers le ciel, des structures d’escaliers en métal qui tiennent tout seul debout, les traces noires de mazout brûlé sur l’asphalte et le gazon. Il y avait aussi cette odeur qui prenait à la gorge, cette odeur de mazout brûlé dans toute la ville. C’était la première fois que je sentais cette odeur particulière. Le ciel était noir avec l’immense panache de fumée provenant du lieu de déraillement. C’était tout simplement effrayant. Le son des jets de carburant qui brûlent en sortant des wagons, vous savez, ce genre de bruit quand on rince un poêlon huilé très chaud sous l’eau froide, et bien ce bruit était présent et très fort près des citernes empilées. 

Toutes ces scènes étaient beaucoup trop pour un citoyen très ordinaire comme moi. Oui, j’en ai vu des incendies entre 2004 et juillet 2013, mais rien de comparable à cette journée. Une personne normale aurais quitté les lieux. Je suis resté car j’avais un travail à faire, je crois qu’en même temps je n’étais pas conscient du moment présent. J’ai continué à arpenter les rues jusqu’à 16h00 où je suis finalement retourné à Québec. Il faut dire que c’était ma première visite à Lac-Mégantic, je n’avais donc aucune référence avant-après tragédie.

Je me souviens que sur la route du retour, je me répétais sans cesse dans ma tête : « J’ai marché entre les morts ». Je crois que j’étais en train de devenir fou… »

MOI : Aujourd’hui 5 ans plus tard, que pensez-vous de Lac-Mégantic ?

« Je suis retourné sur les lieux a deux reprises. Je revoit toujours les images. Ces images sont dans ma tête et je crois qu’elles sont là pour rester. »

Monsieur Jobin ajoute : « Pendant un mois, je suis resté avec un goût de mazout dans la gorge. Le son particulier du sifflement des citernes, le bruit était constant dans ma tête pendant de longues semaines. Je me suis auto-diagnostiqué avec un syndrome de choc post-traumatique. Aujourd’hui ça va mieux mais je reste fragile par rapport à ce sujet… »

René Jobin

Le soir du 6 juillet il a publié son reportage photo sur SPIQ.ca. Il a fallu moins de 6 heures pour qu’il tombe dans une spirale médiatique infernale. Le web étant ce qu’il est, ses images ont fait le tour du monde à une vitesse folle. En moins de 24 heures, il a reçu des demandes d’entrevues de médias internationaux. Ceci est sans compter tous les médias qui voulaient obtenir les droits d,utilisation de ses photographies. Il a alors refusé toute demande d’entrevue et toute distribution de photographies… Il a imprimé tous ces courriels, on parle d’un paquet d’environ 1 pouce de papier… Il y a aussi des citoyens, de la parenté des victimes, qui lui ont écrit pour le remercier d’avoir été leurs yeux dans la « zone rouge ».

Le livre Mémoires d’une mairesse, Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013 a été publié aux Éditions de Homme.  ISBN :  9782761950787; 272 pages. 29,95 $ Disponible en librairie ou ici.

Prix d’honneur aux Prix du roman gay 2017

 

Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry – Prix d’honneur aux Prix du roman gay 2017

C’est avec honneur et joie que je reçois cette fabuleuse reconnaissance, le Prix d’honneur des Prix du Roman gay.

Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais – Prix d’honneur aux Prix du roman gay 2017

« Récompensant les romans appartenant à une littérature d’inspiration homosexuelle masculine et s’ouvrant désormais à tous les pays francophones ou en partie, le palmarès de cette cinquième édition du PRIX DU ROMAN GAY a eu lieu près de Nouméa en Nouvelle-Calédonie (Centre Culturel du Mont-Dore), ce vendredi 12 janvier 2018, » dit le communiqué de presse, « ce concours, non ghettoïsant, étant avant tout une initiative visant à favoriser leur visibilité ; la notoriété, le genre et l’orientation sexuelle (dont l’abstinence) des auteur.e.s ne rentrant évidemment pas en ligne de compte, écrivains avant tout (Plus d’infos sur http://www.editionsdufrigo.com). »

Le jury était composé d’écrivains, critiques, blogueurs, chroniqueurs, lecteurs, libraires et éditeurs. Il a fait son choix parmi une centaine sélectionné. Cette année, sept romans ont été récompensés, dont mes deux titres publiés aux éditions La Semaine : Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry (2015) et Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais (2016)

Je reçois un PRIX D’HONNEUR pour l’ensemble de mon œuvre

Ces deux romans, écrits sous forme de chroniques, racontent la vie d’hommes et de femmes gaies à Montréal (et leurs péripéties un peu partout dans le monde) pendant plus de trois décennies. Ils sont témoins de l’émancipation sexuelle des personnes LGBT des années 60 à 80, de l’arrivée du Village gai à Montréal et, malheureusement, des ravages du VIH/SIDA dans nos communautés. Collés sur l’actualité, ces romans vivent les événements de l’époque à travers l’expérience des personnages.

Bien reçus par la critique, ces deux livres ont aussi été bien accueillis par les lecteurs.

Malgré le titre du prix, je précise que je n’écris pas des livres gais, je ne crois pas à l’existence d’un genre littéraire gai. Par contre, j’écris des romans contemporains, universels, avec des personnages issus des communautés LGBTQ+. Pas besoin d’être gai pour lire mes romans, juste d’être humain !

J’ai écrit un troisième roman en attente d’une offre de publication.

LE PALMARÈS 2017 :

PRIX DU ROMAN GAY 2017 : « VINGT TROIS ZERO CINQ » de Didier Malhaire aux Éditions du Chameau (France)

MENTION SPECIALE DU JURY : « LES VESTIGES D’ALICE » de Marc Kiska chez Tabou éditions (France)

COUP DE CŒUR DU JURY : « LA BATAILLE DES MOUCHES À FEU » de Michel Lecorre aux Éditions Unicité (France)

PRIX SPECIAL DÉCOUVERTE : LE NOUVEAU MESSIE » de François Harray aux Éditions Traverse (Belgique)

PRIX DU ROMAN COURT GAY : « LIBERTÉ… LIBERTÉ CHÉRIE » de Marcel Lourel aux Éditions Ex Aequo (France)

 

2017 : Quelle année !

Je ne savais pas quel titre donner à cette année, autrement que ce cliché : quelle année ! Une année de grandes réalisations !

Publications :

Dave Courage : survivre à l’attentat du Métropolis

J’ai passé une bonne partie de l’année à faire la recherche et les entrevues, puis à écrire le livre Dave Courage : survivre à l’attentat du Métropolis. Ce livre raconte la vie de celui qui a été atteint par balle et qui a survécu à cet attentat politique contre l’ancienne Première ministre Pauline Marois lors de son rassemblement électoral au Métropolis à Montréal, le 4 septembre 2012. Il jette d’abord un regard en profondeur sur l’attentat par l’entremise de plusieurs témoins tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’édifice, dont Dave Courage lui-même, de même que Pauline Marois et son adjointe, Marie Barrette. Puis, on y découvre comment la vie de Dave Courage a été chambardée à tout jamais. Le lancement de ce livre a eu lieu le 5 septembre en présence de personnalités politiques et des arts, dont madame Marois, le président de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, le comédien Yves Desgagnés et le chanteur Michel Louvain. J’ai malheureusement manqué mon lancement, car j’étais aux prises avec une terrible gastroentérite.

Pierre-Karl Péladeau, Pauline Marois, Stéphane Bergeron (député de Verchères) (Photo : Serge Blais)

La fierté a une ville ! Couverture : Marc-André Sauvageau
Photo: Thomas Braconier

Avec mon ami et auteur Donald Bilodeau, j’ai publié à compte d’auteur le recueil La Fierté a une ville dans le cadre du festival Fierté littéraire. Ce livre contient 16 textes retenus lors du concours littéraire de 2016 de Fierté littéraire. Le lancement a eu lieu lors du spectacle d’ouverture de Fierté littéraire le 15 août au bar le Cocktail. Pour l’occasion, je me suis déguisé en vedette disco des années 80 !

Y’a de la fierté dans l’air ! Denis-Martin Chabot en disco !

Photo: Damian Siqueiros

L’Amant de Samuel :

Une autre grande première pour moi a été la production de ma pièce de théâtre L’Amant de Samuel. Il s’agit d’un rêve que je chérissais depuis longtemps. Pendant sept soirs en août devant des salles combles, cinq excellents comédiens ont joué cette pièce sur la quête du bonheur en cette époque du 2.0, des réseaux sociaux et des téléphones intelligents. Zone Culture et le Devoir ont recensé ce spectacle. L’équipe espère reprendre les représentations en août 2018.

 

Les deux Villages

Les 2 Villages :

Autre première cette année : la présentation d’un premier documentaire de la boîte des Productions Luc Dauphin et auquel j’ai participé. Depuis deux ans, nous suivions deux hommes qui ont trouvé refuge contre l’homophobie dans le Village gai de Montréal. Un lancement VIP a eu lieu le 1er août. Des présentations publiques au Parc de l’espoir ont eu lieu les semaines suivantes.

 

 

 

 

 

Fierté littéraire :

La 6e édition été remplie de succès (voir l’article sur ce blogue à ce sujet).

https://denismartinchabot.wordpress.com/2017/09/10/fierte-litteraire-2017-le-fier-plaisir-de-lire/

Un peu de tout :

Le 5@7 d’Arlette, Vues et Voix/Canal M

J’ai fait un peu de radio avec mon amie Arlette Fara notamment sur les ondes de CHRF 980 et Canal M (Vues et Voix). J’y fais parfois des chroniques sur la vie LGBTQ+, sur les arts, la politique. Le tout, dans la bonne humeur !

 

 

 

 

 

 

 

J’ai participé au festival littéraire Métropolis Bleu en tant qu’animateur d’une discussion sur la peur dans la littérature LGBTQ+

Dis-moi de quoi tu as peur et je te dirais qui tu lis. Chantal Brunette, Samuel Champagne et Luc Mercure

Un tour du monde pour le Refuge, Éditions Textes Gais

J’ai aussi participé au collectif Un tour du monde pour le Refuge aux éditions Textes Gais au profit de cet organisme qui vient en aide aux jeunes LGBTQ+ en difficulté en France. Mon ami, l’éditeur Pierre Ernoult m’y avait invité.

J’ai également participé au recueil de poésie Nos arbres amis de l’artiste pluridisciplinaire Toussaint Riendeau. J’y ai contribué un poème.

 

 

 

 

 

 

 

 

Loud and Queer !

Comme comédien, j’ai fait des lectures publiques de textes, notamment lors de l’événement Loud and Queer au profit du Métropolis Bleu.

La Fierté a un libraire !

 

 

 

 

 

J’ai lu également en compagnie de l’excellente Marie-Christine Pilotte lors de l’événement La Fierté a un libraire à la librairie de Verdun en octobre.

 

 

 

Et j’ai participé au lancement de la campagne de financement Maintenons le Rythme ! pour Maison Plein cœur en décembre.

J’ai relancé ma carrière de comédien grâce, entre autres, à une formation avec l’acteur Jean-Pierre Bergeron et des cours avec la superbe Jacqueline Laurent-Auger.

Et pour 2018 ?

Les projets ne sont pas encore tous approuvés, mais on peut prévoir un nouveau roman et peut-être une autre biographie. Détails à venir !

Fierté littéraire 2017 : le fier plaisir de lire !

Sous le thème, Y’a de la fierté dans l’air, le sixième opus de la Fierté littéraire qui coïncide avec Fierté Montréal en a été la plus importante édition et la plus réussie.

Au nombre des activités, sept étaient principalement en français, deux en anglais et une bilingue.

Au chapitre francophone, nous avons publié un recueil de contes, nouvelles et récit, intitulé La Fierté a une ville ! Financé entièrement par les organisateurs de la Fierté littéraire, ce livre contient 16 textes, dont 15 ont été retenus lors du concours littéraire de 2016 sur le même thème, le slogan si cher au défunt maire Jean Drapeau.

Ce livre a été lancé le mardi 15 août à 20 heures lors du Spectacle littéraire Y’a de la fierté dans l’air qui avait lieu au bar Le Cocktail au 1669 rue Sainte-Catherine Est. J’ai l’honneur d’animer cette soirée.

La fierté a une ville ! Couverture : Marc-André Sauvageau
Photo: Thomas Braconier

Des invités politiques ont pris la parole pendant l’événement, dont le conseiller de l’arrondissement Saint-Jacques et membre du comité exécutif de Montréal, Richard Bergeron. Celui-ci nous a livré un témoignage surprenant et touchant. En effet, il a confié aux gens présents qu’il s’est déjà interrogé sur sa sexualité à l’adolescence. En pratiquant la lutte, il a dit qu’il avait bien apprécié le contact physique d’autres garçons. Hétérosexuel, il voulait dire que ce questionnement que bien des jeunes vivent encore de nos jours lui a permis de comprendre mieux les communautés LGBTQ +. Bravo à cet homme qui a eu le courage de nous raconter ça ! La députée de Saint-Marie-Saint-Jacques, Manon Massée, a soulevé la foule avec sa verve habituelle.

Le livre se vend dans les librairies suivantes :

  • la librairie de Verdun, 4750 rue Wellington;
  • la librairie Zone libre, 262 rue Sainte-Catherine Est;
  • L’Euguélionne, 1426 rue Beaudry.

On peut aussi le commander en ligne :

http://denismartinchabot.com/books/la-fierte-une-ville/

Les comédiens Marie-Christine Pilotte et Alexandre L’heureux lisent les textes retenus.

La soirée s’est poursuivie avec le dévoilement des gagnants du concours littéraire 2017. Organisé conjointement par Fierté littéraire et Fierté Montréal ainsi que Fierté Canada Montréal, ce concours a débuté en avril. Les participants devaient écrire un texte long de 1000 à 1500 mots sur le thème Y’a de la fierté dans l’air. Ils avaient jusqu’au premier juillet pour le soumettre. Ils étaient ensuite remis au jury sans identification autre qu’un numéro connu par moi seulement. Ce jury composé de l’auteure Sylvie Payette, de l’animatrice Lili Boisvert et du libraire Billy Robinson de la librairie de Verdun s’est ensuite rencontré pour établir son choix lors d’un souper fort bruyant. Heureusement que nous étions installés sur la terrasse du 1000 grammes. Leurs décibels se sont perdus à ceux plus forts de la rue ! Ils se sont basés sur plusieurs critères, dont le respect du thème central, de la thématique de la diversité sexuelle, de l’originalité du texte et sa qualité littéraire, ils ont retenu cinq textes parmi les 26 proposés :

  • Diego Cantú Patiño, un jeune auteur (19 ans) remporte le premier prix (500 $) avec son texte Ma première fois
  • Miguel Doucet et son conte La légende du village obtient le deuxième prix (300 $).
  • Pascale Cormier gagne le troisième prix (200 $) avec Le long détour.
  • Deux mentions spéciales ont été remises : Guylaine Joly pour Mon p’tit loukoum et Geneviève Dufour pour Comme un conte de fées.

La présidente du jury, Sylvie Payette

« De nouveaux talents sortent du tiroir », dit la présidente du jury, Sylvie Payette, au terme de la remise des prix.

Parlant du spectacle littéraire, le bar le Cocktail était plein, au moins 150 personnes. La mezzanine était encore plus remplie que l’étage du bas.

Et quelle écoute ! Les textes retenus étaient lus par d’excellents comédiens, Alexandre L’Heureux et Marie-Christine Pilotte. La salle était émue. On pouvait entendre une mouche voler et quelques sanglots et quelques larmes. Oui, dans un bar de drag queens et de karaoké, on peut faire de la littérature ! Bravo !

Denis-Martin Chabot en chanteur disco

D’abord un début avec une clownerie de ma part. J’ai interprété la chanson Y’a de la fierté dans l’air sur l’air de Love is in the air de John Paul Young. J’en ai composé les paroles pour en faire une farce. J’en ai surpris plusieurs ne me connaissant que comme journaliste à la télévision. Ceux-ci croyaient que je ne pouvais ni chanter ni danser. J’ai pris des cours de chant avec Richard Abel pour m’assurer que ma voix était placée pour interpréter la chanson. pour faire rire un peu parce que la suite a été intense. Voici les paroles que j’ai composées :

 

Y’a d’la fierté dans l’air

Pis pas rien que dans les nuages

Y’a d’la fierté dans l’air

Et pas juste dans le village.

Et j’sais pas si je deviens fou

Mais je suis entouré de coucous

Surtout quand j’lis le livre à Duhaime

Ou que j’vois c’que font les Chéchènes.

Y’a d’la fierté dans l’air

Donald Trump s’grabbe le minou

Y’a d’la fierté dans l’air

Et Poutine, lui c’est le pitou.

À la parade, Trudeau en bobettes…

Ben, quoi, ça pourrait être chouette

Pis on l’a déjà vu en chest

C’est mieux que s’pogner une ITS

Y’a d’la fierté dans l’air

Pis pas rien que dans les parages

Y’a d’la fierté dans l’air

Pour un monde à notre image.

Un avis aux esprits dérangés :

Y’a rien d’mal dans ’es toilettes non-genrées

Pis pas plus dans nos chambres à coucher

Faqu’arrête de te faire des idées.

Y’a d’la fierté dans l’air

Bock-Côté tombe sur le cul

Y’a d’la fierté dans l’air

Martineau, lui, s’en peut p’us

À ’a parade, tous, main dans la main

On va s’faire un meilleur lendemain

On s’aime et parce qu’on aime

Plein d’fierté, on est de même.

 

Pascale Cormier au 6 @ 8 des auteurs avec Simon Boulerice

Un peu plus tôt le même jour, le 6 @ 8 des auteurs avec Simon Boulerice : un beau rendez-vous. Merci à Simon Boulerice pour sa générosité et son enthousiasme. Entre 60 et 75 personnes étaient présentes. Les auteurs sélectionnés pour l’occasion ont lu des passages de leurs livres. Pascale Cormier a décroché quelques larmes avec sa poésie. Karyne L’Oiseau, elle, des rires. Joce-Lynne Proulx a impressionné avec son tout premier roman Zone de turbulence. Marc Maillé a donné une performance sérieuse, grâce à un extrait de son dernier polar. Daniel French, lui, a demandé au très talentueux Miguel Doucet de lire un extrait de son livre, Que Dieu te protège ! Un moment fort, du bonbon ! Et Karol-Ann Ladouceur a été très solide dans sa présentation d’un extrait d’un de ses livres. Une seule ombre au tableau lors de cette soirée : très peu de ventes de livres pour nos auteurs. Il faut vraiment encourager ces travailleurs de l’ombre. Leurs livres sont en vente à l’Euguélionne et Zone libre ! Allez ! Il faut les aider.

Le combat aux mots

C’est le roman L’Enfant mascara de Simon Boulerice qui a remporté la deuxième édition du Combat aux Mots qui avait lieu le lendemain, le 16 août, à 20 h toujours au bar le Cocktail. J’ai eu l’honneur d’animer cette deuxième édition de ce match littéraire devant 75 personnes. J’aurais aimé plus de spectateurs pour cette rencontre qui demande beaucoup de travail de préparation de la part des panélistes et de l’animateur. Les cinq doivent lire les quatre livres en compétition. Ces livres sont proposés par les panélistes en tenant compte de la parité d’identité de genre des auteurs et la présente d’une thématique LGBTQ +.

Basé sur le meurtre en 2008 de l’adolescent Lawrence Fobes King, aussi connu comme Larry King et éventuellement Leticia Queen, ce roman est une incursion dans les États-Unis profonds, plutôt pauvres et intolérants. Larry qui s’identifie comme une fille et se donne le nomme de Leticia, tombe amoureux de Brandon McInerney. Ce dernier le tuera, un crime que Newsweek qualifiera du pire crime homophobe des États-Unis depuis le meurtre crapuleux de Matthew Shepard en 1998.

Ce livre était brillamment défendu par la journaliste et blogueuse Judith Lussier. Il faisait face à La nuit des princes charmants de Michel Tremblay, défendu par le comédien Jocelyn Lebeau ; Jeanne de Sophie Bouchard, avancé par l’animatrice de l’émission radiophonique Samedi de lire, Amélie Boivin-Handfield ; et Et si j’en étais d’Ann Robinson, proposé par l’auteur et relationniste Alain Labonté.

Jocelyn Lebeau était arrivé armé de notes. Alain n’était pas impressionné et lui a dit qu’il aura beau avoir toutes les notes du monde, que la lutte littéraire allait être sans merci. Judith avait ses arguments tout prêts. Et Amélie qui a remplacé une panéliste à la dernière minute est une dure à cuire. Elle s’est battue jusqu’au bout. Les échanges ont permis de découvrir quatre œuvres magistrales de notre littérature, car au Combat aux mots, les livres choisis sont gagnants dès le départ. Malgré les efforts d’Alain, le livre Et si j’en étais a été éliminé en premier. Il fallait retirer un livre du combat après 20 minutes de débat. C’était un choix difficile. Mais l’auteure était émue d’avoir entendu Alain défendre son livre avec amour. Alain s’est joint à Judith pour défendre L’enfant mascara. Et là, on a vu Jocelyn Lebeau à son meilleur pour garder son livre La nuit des princes charmants dans le combat. Et il a presque convaincu Judith. Faut le faire, parce que Judith est une combattante forte. Amélie, de son côté, était déterminée à conserver Jeanne dans la course. Jocelyn a dû s’incliner. Le livre La nuit des princes charmants a été retiré au deuxième round. Il a joint l’équipe de Judith. C’était trois contre un. On a permis à l’éditeur du livre Jeanne, Sébastien Dulude, de venir aider Amélie sur scène. À la fin, c’est L’Enfant mascara qui a gagné, mais le vote de la salle, car c’est la salle qui a tranché, était serré. Des discussions animées et divertissantes. Parler de littérature dans un bar, c’est ça faire sortir les livres de leurs… bibliothèques.

 

Le 17 août, c’était Tête à têtes avec Simon Boulerice. Comme à chaque année, Fierté littéraire reçoit une tête d’affiche. Cette année, c’est le prolifique et très aimable Simon Boulerice qui était notre invité d’honneur. Dans le cadre de cette rencontre intime avec lui, nous avons parlé de son enfance. Il nous a raconté l’intimidation dont il a été l’objet à l’école.

Nous avons appris qu’il s’inspire de son quotidien, en fait on le sait tous déjà, mais aussi de la culture populaire. Il écrit surtout en après-midi, le matin étant consacré au gym et à la lecture. Il s’entraîne beaucoup, car il a déjà été en surpoids. Il lit beaucoup s’informe beaucoup. Simon choisit un titre de livre avant de l’écrire. « Et ça ne change pas », dit-il. « Ça guide mon écriture ». Il peaufine son manuscrit. Il travaille beaucoup. C’est ce qui explique qu’à 35 ans, il a écrit 40 livres. Simon est un être charmant et généreux, et les gens présents l’ont adoré.

L’animateur de Auteurs à découvert/Authors in undies, VassyLyne Towers.

Le vendredi 18 août à 18 h, une centaine de personnes sont venues entendre Jeffrey Luscombe, Brian Peters, Frédéric Tremblay, Thomas Waugh et moi-même lire des extraits de leurs œuvres. Cet événement bilingue a été un franc succès sous l’animation très habile de VassyLyne Towers, vêtue très élégamment d’un sous-vêtement aguichant. Elle se dit le produit d’une orgie à quatre qui a mal tourné à la très notoire tour Vaseline Towers de Toronto. Elle vit désormais à Montréal.

« Sans cravate, ni bijou, ni perle, des auteurs font un pied de nez aux différences et se rassemblent en sous-vêtement pour présenter le fruit de leur travail; démontrant que sous le vent, nous sommes tous pareils et tous égaux, » dit Chris DiRaddo, organisateur de cet événement et des deux autres en langue anglaise lors de la Fierté littéraire. Chris est également un auteur publié.

Jeffrey Luscombe de Hamilton en Ontario est l’auteur du roman Shirts and Skins. Il habite Toronto et a lu un extrait de son prochain roman To Refrain From Embracing.

Brian M. Peters de Montréal, doctorat en littérature, a publié de nombreuses œuvres académiques sur la littérature américaine des années 50, sur la bande dessinée et la télévision. Brian travaille sur un projet de roman sur l’histoire du passage à l’âge adulte d’un jeune homme à la fin des années 80, début des années 90, et qui se déroule à Montréal et à New York.

 

Ce que j’ai porté pour ma lecteur aux Auteurs à découvert…

L’auteur Frédéric Tremblay est assistant-éditeur chez Joey Cornu et tient la chronique Les mignons : l’amour, c’est la guerre ! dans la revue Fugues. Il étudie également en médecine. Il a composé un texte très touchant pour l’occasion.

Thomas Waugh est un professeur émérite en cinéma et sexualité à l’université Concordia où il enseigne depuis 1976. Il a publié plusieurs œuvres académiques et essais dont il a lu des extraits.

Pour ma part, j’ai lu un extrait de mon prochain roman Escales parisiennes, dans une mise-en-scène humoristique et osée.

 

 

 

 

Fierté littéraire à la journée communautaire

Et comme chaque année, nous étions présents rue Sainte-Catherine Est dans le cadre de la journée communautaire avec une intéressante brochette d’auteurs dont on en voit quelques-uns sur cette photo prise au début de la journée. Douze auteurs ont rencontré les lecteurs et dédicacé leurs livres. Des échanges intéressants et des ventes aussi impressionnantes : 2300 $ dont une grande partie retournera aux auteurs. Nous sommes fiers de faire découvrir nos talents !

À l’an prochain !

 

Les deux Villages : un documentaire sur le Village gai de Montréal

Les deux Villages

Les Productions Luc Dauphin ont procédé au lancement officiel de leur premier documentaire intitulé « Les deux Villages », le mardi 1er août à Montréal, en présence des partenaires financiers, des divers supporteurs, d’invités spéciaux de la communauté LGBTQ+, des artisans de cette production citoyenne unique ainsi que de représentants politiques de divers niveaux.

On annonce également que le documentaire fera l’objet de deux représentations publiques gratuites. Elles auront lieu en plein air au parc de l’Espoir, à l’angle de la rue Sainte-Catherine Est et de la rue Panet (dans la section piétonnière avec la collaboration de Aires Libres), les jeudis 10 et 17 août 2017 à 21 h 30. Et elles seront suivies d’une discussion avec des artisan(e)s du documentaire qui seront sur place.

Mettant en vedette deux hommes de deux générations distinctes, Mario Gendron et Gengis Grenier, ce documentaire se veut une rencontre entre deux personnes venues se réfugier dans le Village gai de Montréal à deux époques différentes. Pour chacun, c’était la conquête de la liberté d’expression et la prise de possession de leur identité propre. À travers ces deux personnages, leurs confidences et leur engagement, on découvre l’importance de ce lieu rassembleur qu’est le Village. Par leurs témoignages, on relate les grandes étapes de son histoire, et son apport dans la vie culturelle et économique de Montréal depuis près de 35 ans.

Fruit d’un travail de plus de 20 mois, ce documentaire est l’œuvre de la réalisatrice France Dauphin, du journaliste Denis-Martin Chabot et de l’expert en communication et militant-activiste du milieu LGBTQ+, Pierre Perreault, qui en fut l’initiateur. Il a été produit avec énormément de passion et de conviction de la part de chacun et chacune des membres de cette équipe.

Les Productions Luc Dauphin remercient leurs généreux mécènes et donateurs, leurs partenaires communautaires et sociaux, leurs collaborateurs pour les archives et les témoignages, qui leur ont permis de mener cette belle aventure à terme : la clinique l’Actuel, le Ministère des relations internationales et de la Francophonie, la Banque nationale, la Chambre de commerce LGBT du Québec, Cyrille Giraud, la SDC du Village, ainsi que tous ceux et celles qui ont contribué à leur campagne de sociofinancement ou à d’autres niveaux.

En librairie le 6 septembre : Dave Courage, survivre à l’attentat du Métropolis

Dave Courage : survivre à l’attentat du Métropolis

4e de couverture : Le 4 septembre 2012, le Québec élit sa première femme première ministre, Pauline Marois. Les partisans célèbrent la victoire au Métropolis de Montréal. Peu avant minuit, Richard Henry Bain fait irruption près de l’entrée des artistes, située à l’arrière de l’édifice. Il tire une balle qui atteint d’abord Denis Blanchette, un technicien de scène qui meurt sur le coup, puis Dave Courage, un autre technicien âgé de 27 ans. L’arme s’enraye. Le tireur est immobilisé et arrêté par les policiers. Dave Courage est dans un état critique. Il est hospitalisé et opéré d’urgence dans la nuit. Il survit, mais sa vie est changée à tout jamais.

Victime de ce que le juge Guy Cournoyer de la Cour supé­rieure du Québec qualifie «d’attentat politique», Dave souffre de douleur chronique et de choc post-traumatique. Il n’est plus le même homme et doit se rebâtir chaque jour. Voici le récit exclusif d’un homme déterminé à ne pas laisser le destin contrôler son existence.

Alors qu’il travaillait pour Radio-Canada, Denis-Martin Chabot a été le premier journaliste à rencontrer Dave Courage quelques jours seulement après l’attentat. Ils sont en contact depuis ce triste événement.