Fierté littéraire 2017 : le fier plaisir de lire !

Sous le thème, Y’a de la fierté dans l’air, le sixième opus de la Fierté littéraire qui coïncide avec Fierté Montréal en a été la plus importante édition et la plus réussie.

Au nombre des activités, sept étaient principalement en français, deux en anglais et une bilingue.

Au chapitre francophone, nous avons publié un recueil de contes, nouvelles et récit, intitulé La Fierté a une ville ! Financé entièrement par les organisateurs de la Fierté littéraire, ce livre contient 16 textes, dont 15 ont été retenus lors du concours littéraire de 2016 sur le même thème, le slogan si cher au défunt maire Jean Drapeau.

Ce livre a été lancé le mardi 15 août à 20 heures lors du Spectacle littéraire Y’a de la fierté dans l’air qui avait lieu au bar Le Cocktail au 1669 rue Sainte-Catherine Est. J’ai l’honneur d’animer cette soirée.

La fierté a une ville ! Couverture : Marc-André Sauvageau
Photo: Thomas Braconier

Des invités politiques ont pris la parole pendant l’événement, dont le conseiller de l’arrondissement Saint-Jacques et membre du comité exécutif de Montréal, Richard Bergeron. Celui-ci nous a livré un témoignage surprenant et touchant. En effet, il a confié aux gens présents qu’il s’est déjà interrogé sur sa sexualité à l’adolescence. En pratiquant la lutte, il a dit qu’il avait bien apprécié le contact physique d’autres garçons. Hétérosexuel, il voulait dire que ce questionnement que bien des jeunes vivent encore de nos jours lui a permis de comprendre mieux les communautés LGBTQ +. Bravo à cet homme qui a eu le courage de nous raconter ça ! La députée de Saint-Marie-Saint-Jacques, Manon Massée, a soulevé la foule avec sa verve habituelle.

Le livre se vend dans les librairies suivantes :

  • la librairie de Verdun, 4750 rue Wellington;
  • la librairie Zone libre, 262 rue Sainte-Catherine Est;
  • L’Euguélionne, 1426 rue Beaudry.

On peut aussi le commander en ligne :

http://denismartinchabot.com/books/la-fierte-une-ville/

Les comédiens Marie-Christine Pilotte et Alexandre L’heureux lisent les textes retenus.

La soirée s’est poursuivie avec le dévoilement des gagnants du concours littéraire 2017. Organisé conjointement par Fierté littéraire et Fierté Montréal ainsi que Fierté Canada Montréal, ce concours a débuté en avril. Les participants devaient écrire un texte long de 1000 à 1500 mots sur le thème Y’a de la fierté dans l’air. Ils avaient jusqu’au premier juillet pour le soumettre. Ils étaient ensuite remis au jury sans identification autre qu’un numéro connu par moi seulement. Ce jury composé de l’auteure Sylvie Payette, de l’animatrice Lili Boisvert et du libraire Billy Robinson de la librairie de Verdun s’est ensuite rencontré pour établir son choix lors d’un souper fort bruyant. Heureusement que nous étions installés sur la terrasse du 1000 grammes. Leurs décibels se sont perdus à ceux plus forts de la rue ! Ils se sont basés sur plusieurs critères, dont le respect du thème central, de la thématique de la diversité sexuelle, de l’originalité du texte et sa qualité littéraire, ils ont retenu cinq textes parmi les 26 proposés :

  • Diego Cantú Patiño, un jeune auteur (19 ans) remporte le premier prix (500 $) avec son texte Ma première fois
  • Miguel Doucet et son conte La légende du village obtient le deuxième prix (300 $).
  • Pascale Cormier gagne le troisième prix (200 $) avec Le long détour.
  • Deux mentions spéciales ont été remises : Guylaine Joly pour Mon p’tit loukoum et Geneviève Dufour pour Comme un conte de fées.

La présidente du jury, Sylvie Payette

« De nouveaux talents sortent du tiroir », dit la présidente du jury, Sylvie Payette, au terme de la remise des prix.

Parlant du spectacle littéraire, le bar le Cocktail était plein, au moins 150 personnes. La mezzanine était encore plus remplie que l’étage du bas.

Et quelle écoute ! Les textes retenus étaient lus par d’excellents comédiens, Alexandre L’Heureux et Marie-Christine Pilotte. La salle était émue. On pouvait entendre une mouche voler et quelques sanglots et quelques larmes. Oui, dans un bar de drag queens et de karaoké, on peut faire de la littérature ! Bravo !

Denis-Martin Chabot en chanteur disco

D’abord un début avec une clownerie de ma part. J’ai interprété la chanson Y’a de la fierté dans l’air sur l’air de Love is in the air de John Paul Young. J’en ai composé les paroles pour en faire une farce. J’en ai surpris plusieurs ne me connaissant que comme journaliste à la télévision. Ceux-ci croyaient que je ne pouvais ni chanter ni danser. J’ai pris des cours de chant avec Richard Abel pour m’assurer que ma voix était placée pour interpréter la chanson. pour faire rire un peu parce que la suite a été intense. Voici les paroles que j’ai composées :

 

Y’a d’la fierté dans l’air

Pis pas rien que dans les nuages

Y’a d’la fierté dans l’air

Et pas juste dans le village.

Et j’sais pas si je deviens fou

Mais je suis entouré de coucous

Surtout quand j’lis le livre à Duhaime

Ou que j’vois c’que font les Chéchènes.

Y’a d’la fierté dans l’air

Donald Trump s’grabbe le minou

Y’a d’la fierté dans l’air

Et Poutine, lui c’est le pitou.

À la parade, Trudeau en bobettes…

Ben, quoi, ça pourrait être chouette

Pis on l’a déjà vu en chest

C’est mieux que s’pogner une ITS

Y’a d’la fierté dans l’air

Pis pas rien que dans les parages

Y’a d’la fierté dans l’air

Pour un monde à notre image.

Un avis aux esprits dérangés :

Y’a rien d’mal dans ’es toilettes non-genrées

Pis pas plus dans nos chambres à coucher

Faqu’arrête de te faire des idées.

Y’a d’la fierté dans l’air

Bock-Côté tombe sur le cul

Y’a d’la fierté dans l’air

Martineau, lui, s’en peut p’us

À ’a parade, tous, main dans la main

On va s’faire un meilleur lendemain

On s’aime et parce qu’on aime

Plein d’fierté, on est de même.

 

Pascale Cormier au 6 @ 8 des auteurs avec Simon Boulerice

Un peu plus tôt le même jour, le 6 @ 8 des auteurs avec Simon Boulerice : un beau rendez-vous. Merci à Simon Boulerice pour sa générosité et son enthousiasme. Entre 60 et 75 personnes étaient présentes. Les auteurs sélectionnés pour l’occasion ont lu des passages de leurs livres. Pascale Cormier a décroché quelques larmes avec sa poésie. Karyne L’Oiseau, elle, des rires. Joce-Lynne Proulx a impressionné avec son tout premier roman Zone de turbulence. Marc Maillé a donné une performance sérieuse, grâce à un extrait de son dernier polar. Daniel French, lui, a demandé au très talentueux Miguel Doucet de lire un extrait de son livre, Que Dieu te protège ! Un moment fort, du bonbon ! Et Karol-Ann Ladouceur a été très solide dans sa présentation d’un extrait d’un de ses livres. Une seule ombre au tableau lors de cette soirée : très peu de ventes de livres pour nos auteurs. Il faut vraiment encourager ces travailleurs de l’ombre. Leurs livres sont en vente à l’Euguélionne et Zone libre ! Allez ! Il faut les aider.

Le combat aux mots

C’est le roman L’Enfant mascara de Simon Boulerice qui a remporté la deuxième édition du Combat aux Mots qui avait lieu le lendemain, le 16 août, à 20 h toujours au bar le Cocktail. J’ai eu l’honneur d’animer cette deuxième édition de ce match littéraire devant 75 personnes. J’aurais aimé plus de spectateurs pour cette rencontre qui demande beaucoup de travail de préparation de la part des panélistes et de l’animateur. Les cinq doivent lire les quatre livres en compétition. Ces livres sont proposés par les panélistes en tenant compte de la parité d’identité de genre des auteurs et la présente d’une thématique LGBTQ +.

Basé sur le meurtre en 2008 de l’adolescent Lawrence Fobes King, aussi connu comme Larry King et éventuellement Leticia Queen, ce roman est une incursion dans les États-Unis profonds, plutôt pauvres et intolérants. Larry qui s’identifie comme une fille et se donne le nomme de Leticia, tombe amoureux de Brandon McInerney. Ce dernier le tuera, un crime que Newsweek qualifiera du pire crime homophobe des États-Unis depuis le meurtre crapuleux de Matthew Shepard en 1998.

Ce livre était brillamment défendu par la journaliste et blogueuse Judith Lussier. Il faisait face à La nuit des princes charmants de Michel Tremblay, défendu par le comédien Jocelyn Lebeau ; Jeanne de Sophie Bouchard, avancé par l’animatrice de l’émission radiophonique Samedi de lire, Amélie Boivin-Handfield ; et Et si j’en étais d’Ann Robinson, proposé par l’auteur et relationniste Alain Labonté.

Jocelyn Lebeau était arrivé armé de notes. Alain n’était pas impressionné et lui a dit qu’il aura beau avoir toutes les notes du monde, que la lutte littéraire allait être sans merci. Judith avait ses arguments tout prêts. Et Amélie qui a remplacé une panéliste à la dernière minute est une dure à cuire. Elle s’est battue jusqu’au bout. Les échanges ont permis de découvrir quatre œuvres magistrales de notre littérature, car au Combat aux mots, les livres choisis sont gagnants dès le départ. Malgré les efforts d’Alain, le livre Et si j’en étais a été éliminé en premier. Il fallait retirer un livre du combat après 20 minutes de débat. C’était un choix difficile. Mais l’auteure était émue d’avoir entendu Alain défendre son livre avec amour. Alain s’est joint à Judith pour défendre L’enfant mascara. Et là, on a vu Jocelyn Lebeau à son meilleur pour garder son livre La nuit des princes charmants dans le combat. Et il a presque convaincu Judith. Faut le faire, parce que Judith est une combattante forte. Amélie, de son côté, était déterminée à conserver Jeanne dans la course. Jocelyn a dû s’incliner. Le livre La nuit des princes charmants a été retiré au deuxième round. Il a joint l’équipe de Judith. C’était trois contre un. On a permis à l’éditeur du livre Jeanne, Sébastien Dulude, de venir aider Amélie sur scène. À la fin, c’est L’Enfant mascara qui a gagné, mais le vote de la salle, car c’est la salle qui a tranché, était serré. Des discussions animées et divertissantes. Parler de littérature dans un bar, c’est ça faire sortir les livres de leurs… bibliothèques.

 

Le 17 août, c’était Tête à têtes avec Simon Boulerice. Comme à chaque année, Fierté littéraire reçoit une tête d’affiche. Cette année, c’est le prolifique et très aimable Simon Boulerice qui était notre invité d’honneur. Dans le cadre de cette rencontre intime avec lui, nous avons parlé de son enfance. Il nous a raconté l’intimidation dont il a été l’objet à l’école.

Nous avons appris qu’il s’inspire de son quotidien, en fait on le sait tous déjà, mais aussi de la culture populaire. Il écrit surtout en après-midi, le matin étant consacré au gym et à la lecture. Il s’entraîne beaucoup, car il a déjà été en surpoids. Il lit beaucoup s’informe beaucoup. Simon choisit un titre de livre avant de l’écrire. « Et ça ne change pas », dit-il. « Ça guide mon écriture ». Il peaufine son manuscrit. Il travaille beaucoup. C’est ce qui explique qu’à 35 ans, il a écrit 40 livres. Simon est un être charmant et généreux, et les gens présents l’ont adoré.

L’animateur de Auteurs à découvert/Authors in undies, VassyLyne Towers.

Le vendredi 18 août à 18 h, une centaine de personnes sont venues entendre Jeffrey Luscombe, Brian Peters, Frédéric Tremblay, Thomas Waugh et moi-même lire des extraits de leurs œuvres. Cet événement bilingue a été un franc succès sous l’animation très habile de VassyLyne Towers, vêtue très élégamment d’un sous-vêtement aguichant. Elle se dit le produit d’une orgie à quatre qui a mal tourné à la très notoire tour Vaseline Towers de Toronto. Elle vit désormais à Montréal.

« Sans cravate, ni bijou, ni perle, des auteurs font un pied de nez aux différences et se rassemblent en sous-vêtement pour présenter le fruit de leur travail; démontrant que sous le vent, nous sommes tous pareils et tous égaux, » dit Chris DiRaddo, organisateur de cet événement et des deux autres en langue anglaise lors de la Fierté littéraire. Chris est également un auteur publié.

Jeffrey Luscombe de Hamilton en Ontario est l’auteur du roman Shirts and Skins. Il habite Toronto et a lu un extrait de son prochain roman To Refrain From Embracing.

Brian M. Peters de Montréal, doctorat en littérature, a publié de nombreuses œuvres académiques sur la littérature américaine des années 50, sur la bande dessinée et la télévision. Brian travaille sur un projet de roman sur l’histoire du passage à l’âge adulte d’un jeune homme à la fin des années 80, début des années 90, et qui se déroule à Montréal et à New York.

 

Ce que j’ai porté pour ma lecteur aux Auteurs à découvert…

L’auteur Frédéric Tremblay est assistant-éditeur chez Joey Cornu et tient la chronique Les mignons : l’amour, c’est la guerre ! dans la revue Fugues. Il étudie également en médecine. Il a composé un texte très touchant pour l’occasion.

Thomas Waugh est un professeur émérite en cinéma et sexualité à l’université Concordia où il enseigne depuis 1976. Il a publié plusieurs œuvres académiques et essais dont il a lu des extraits.

Pour ma part, j’ai lu un extrait de mon prochain roman Escales parisiennes, dans une mise-en-scène humoristique et osée.

 

 

 

 

Fierté littéraire à la journée communautaire

Et comme chaque année, nous étions présents rue Sainte-Catherine Est dans le cadre de la journée communautaire avec une intéressante brochette d’auteurs dont on en voit quelques-uns sur cette photo prise au début de la journée. Douze auteurs ont rencontré les lecteurs et dédicacé leurs livres. Des échanges intéressants et des ventes aussi impressionnantes : 2300 $ dont une grande partie retournera aux auteurs. Nous sommes fiers de faire découvrir nos talents !

À l’an prochain !

 

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Les deux Villages : un documentaire sur le Village gai de Montréal

Les deux Villages

Les Productions Luc Dauphin ont procédé au lancement officiel de leur premier documentaire intitulé « Les deux Villages », le mardi 1er août à Montréal, en présence des partenaires financiers, des divers supporteurs, d’invités spéciaux de la communauté LGBTQ+, des artisans de cette production citoyenne unique ainsi que de représentants politiques de divers niveaux.

On annonce également que le documentaire fera l’objet de deux représentations publiques gratuites. Elles auront lieu en plein air au parc de l’Espoir, à l’angle de la rue Sainte-Catherine Est et de la rue Panet (dans la section piétonnière avec la collaboration de Aires Libres), les jeudis 10 et 17 août 2017 à 21 h 30. Et elles seront suivies d’une discussion avec des artisan(e)s du documentaire qui seront sur place.

Mettant en vedette deux hommes de deux générations distinctes, Mario Gendron et Gengis Grenier, ce documentaire se veut une rencontre entre deux personnes venues se réfugier dans le Village gai de Montréal à deux époques différentes. Pour chacun, c’était la conquête de la liberté d’expression et la prise de possession de leur identité propre. À travers ces deux personnages, leurs confidences et leur engagement, on découvre l’importance de ce lieu rassembleur qu’est le Village. Par leurs témoignages, on relate les grandes étapes de son histoire, et son apport dans la vie culturelle et économique de Montréal depuis près de 35 ans.

Fruit d’un travail de plus de 20 mois, ce documentaire est l’œuvre de la réalisatrice France Dauphin, du journaliste Denis-Martin Chabot et de l’expert en communication et militant-activiste du milieu LGBTQ+, Pierre Perreault, qui en fut l’initiateur. Il a été produit avec énormément de passion et de conviction de la part de chacun et chacune des membres de cette équipe.

Les Productions Luc Dauphin remercient leurs généreux mécènes et donateurs, leurs partenaires communautaires et sociaux, leurs collaborateurs pour les archives et les témoignages, qui leur ont permis de mener cette belle aventure à terme : la clinique l’Actuel, le Ministère des relations internationales et de la Francophonie, la Banque nationale, la Chambre de commerce LGBT du Québec, Cyrille Giraud, la SDC du Village, ainsi que tous ceux et celles qui ont contribué à leur campagne de sociofinancement ou à d’autres niveaux.

En librairie le 6 septembre : Dave Courage, survivre à l’attentat du Métropolis

Dave Courage : survivre à l’attentat du Métropolis

4e de couverture : Le 4 septembre 2012, le Québec élit sa première femme première ministre, Pauline Marois. Les partisans célèbrent la victoire au Métropolis de Montréal. Peu avant minuit, Richard Henry Bain fait irruption près de l’entrée des artistes, située à l’arrière de l’édifice. Il tire une balle qui atteint d’abord Denis Blanchette, un technicien de scène qui meurt sur le coup, puis Dave Courage, un autre technicien âgé de 27 ans. L’arme s’enraye. Le tireur est immobilisé et arrêté par les policiers. Dave Courage est dans un état critique. Il est hospitalisé et opéré d’urgence dans la nuit. Il survit, mais sa vie est changée à tout jamais.

Victime de ce que le juge Guy Cournoyer de la Cour supé­rieure du Québec qualifie «d’attentat politique», Dave souffre de douleur chronique et de choc post-traumatique. Il n’est plus le même homme et doit se rebâtir chaque jour. Voici le récit exclusif d’un homme déterminé à ne pas laisser le destin contrôler son existence.

Alors qu’il travaillait pour Radio-Canada, Denis-Martin Chabot a été le premier journaliste à rencontrer Dave Courage quelques jours seulement après l’attentat. Ils sont en contact depuis ce triste événement.

Ma première direction littéraire : La fierté a une ville !

La fierté a une ville !
Couverture : Marc-André Sauvageau
Photo: Thomas Braconier

Il n’y a pas à dire : 2017 est une grosse année pour moi.

Je vous présente ma toute première direction littéraire: La fierté a une ville.

En 2016, le festival Fierté littéraire a convié les auteurs de la Francophonie à un concours de nouvelles et récits portant sur le thème La fierté a une ville, slogan créé par le défunt maire de Montréal, Jean Drapeau, et si cher à son successeur également mort, Jean Doré.

À l’occasion du 375e anniversaire, 15 textes ont été retenus, dont les gagnants du concours, en plus d’un conte écrit par le directeur littéraire, pour composer ce recueil qui célèbre la fierté dans un milieu urbain, notamment Montréal !

J’ai eu beaucoup de difficultés à financer ce projet, car la maison d’édition approchée a annulé sa participation en mai. Il a fallu trouver du financement    ( Merci, Donald Bilodeau) et tout faire par nous même. Mais chose promise, chose due, le livre va paraître à temps pour la Fierté 2017.

Les profits de la vente de ce livre seront versés à Fierté Montréal qui finance Fierté littéraire depuis 2012.

Liste des auteurs publiés:

Donald Bilodeau

Richard Bradley

Jean-François Capelle

Denis-Martin Chabot

Véronique Chevrier

Gilbert Émond

Florence Hally

Perrine Leblan

Angélique Marquis

Kareen Martel

Sebastian Rodriguez Mayén

Henri-Dominique Paratte

Suzie Pelletier

Pierre Perreault

Sandrine Roy

Marc-André Sauvageau

 

Pour commander en ligne :

http://denismartinchabot.com/books/la-fierte-une-ville/

L’Amant de Samuel

L'Amant de Samuel

Photo: Damian Siqueiros

Bienvenue dans le monde virtuel 2.0, on parle, on parle, on parle, mais que dit-on vraiment ? On communique sans dire quoi et à qui. On s’expose sans rien montrer d’important.

C’est ce que j’ai voulu reproduire sur scène.

Dans le communiqué de presse annonçant la présentation de L’amant de Samuel, on parle du Village, que ce soit le Village gai de Montréal ou le village global, qu’on au bout des doigts.

« Ce village 2.0 est partout tout le temps, et on a tôt fait d’y connaitre tout le monde. Cette promiscuité virtuelle crée pourtant son lot de solitudes. On s’y expose, sans vraiment se voir. On s’y parle, sans vraiment s’écouter. On se caresse sans se toucher.

« Cette comédie-dramatique érotique est une incursion dans la vie de Samuel, à l’aube de ses 30 ans, magnétique électron libre perdu dans son univers où s’enchevêtrent amour, sexe, amitié et famille. Toujours attiré par les hommes d’âge mûr, il s’accroche cette fois à Mike, un homme qu’il aime de tout coeur, mais dont il ne connaît pourtant rien.

« Thomas, son jeune voisin et seul confident, navigue quant à lui dans les eaux troubles qui séparent les amis des amoureux, au péril de son amitié avec Samuel, mais surtout, de son amour propre. »

Comme dans mes romans, ce qui est vrai dans cette pièce ne l’est pas nécessairement. Ce qui est faux est parfois trompeur et cache une vérité.

L’amant de Samuel est une satire, une critique sociale dans la tradition très américaine du genre. Elle s’inscrit directement dans mon univers créatif. Elle se situe dans le réel tellement réel que celui-ci est souvent cru, amer et malsaisant, pour reprendre un néologisme à la mode au Québec. Tel un jardinier de jardins secrets, ce qu’on a honte de montrer, je me fais un devoir de le défricher et de l’exposer.

Dans cette pièce, les répliques courtes, l’humour caustique, les non-dits et le rythme parfois endiablé illustrent le monde des hommes qui disent peu et souvent sans réfléchir. Il ne faut pas toujours prendre ce qu’on dit au premier degré. Il y a des couches de significations derrière ces mots qu’on prononce et ceux qu’on tait.

La nudité joue un grand rôle dans L’amant de Samuel, mais elle est nécessaire. Elle n’est surtout pas gratuite. Elle n’est pas tant érotique que provocante. Elle se veut insolente, désolante et malaisante – tiens, encore ce terme. Elle est coquine aussi. En contraste, il y a un dénuement plus choquant sur scène et il n’implique pas le corps des personnages, mais l’âme de ceux-ci.

L’humour omniprésent n’est pas gratuit, non plus. Il est nécessaire aussi tant pour détendre l’atmosphère que pour faire rire jaune !

« Ni critique, ni cynique, Denis-Martin Chabot porte pour la première fois un texte à la scène. Cette pièce, c’est son regard à la fois moqueur et profond sur l’amour à l’ère des milléniaux, » conclut le communiqué.

À vous d’en juger!

En représentation les 12, 13 et 19 août 2017 – à 17 h et 21 h
et le 16 août 2017 à 20 h

Pour acheter des billets, cliquez ici !

Dave Courage : ma vie après l’attentat du Métropolis

Dave Courage

Dave Courage (photo: Radio-Canada)

Cinq ans après le terrible attentat politique contre la Première ministre Pauline Marois qui avait fait un mort et un blessé grave, un retour sur la tragédie et ses conséquences.

Cet ouvrage sera publié à la fin août 2017 aux Éditions La Semaine. Un lancement est prévu le mardi 5 août 2017 au Lounge TD, 305 rue Sainte-Catherine Est à Montréal à 17 heures.

UN RÉSUMÉ

Le 4 septembre 2012, le Québec élit sa première femme Première ministre, Pauline Marois. Les partisans célèbrent la victoire au Métropolis de Montréal.

Peu avant minuit, Richard Henry Bain fait irruption près de l’entrée des artistes, située à l’arrière de l’édifice. Il tire une balle. Elle atteint d’abord Denis Blanchette, un technicien de scène qui meurt sur le coup, puis Dave Courage, un autre technicien âgé de 27 ans. L’arme s’enraye. Le tireur est immobilisé et arrêté par les policiers. Dave Courage est dans un état critique. Il est hospitalisé et opéré d’urgence dans la nuit.

Il survit, mais sa vie, elle, est changée à tout jamais. Victime de ce que le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec qualifie « d’attentat politique », Dave souffre désormais de douleur chronique et de choc post-traumatique. Il n’est plus le même homme. Encore aujourd’hui, il doit se rebâtir chaque jour. Voici le récit exclusif d’un homme déterminé à ne pas laisser le destin contrôler son existence.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Alors qu’il était à l’emploi de Radio-Canada, Denis-Martin Chabot a été le premier journaliste à rencontrer Dave Courage, quelques jours seulement après l’attentat. Ils sont en contact depuis ce triste événement. Auteur de plusieurs biographies, dont Richard Abel, mon histoire en noir et blanc, publié aux Éditions La Semaine, Denis-Martin Chabot a travaillé pendant 32 ans pour la radio, la télévision et le web de Radio-Canada. Il a également écrit des romans dont Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry, et Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais, également publiés aux Éditions La Semaine.

Mise au point

Chers amis, lorsqu’on est une personne publique, on s’expose à tout, commentaires positifs comme négatifs. J’ai la couenne dure et je n’accorde aucune importance aux commentaires gratuits et mesquins de certains pour lesquels les réseaux sociaux (égouts sociaux?) ont délié la langue. En cette ère postfactuelle, où les rumeurs et les impressions non fondées valent plus que la vérité, il faut s’attendre à ça. À la suite de ma sortie sur mon statut sérologique, j’ai reçu une grande majorité de commentaires positifs. Mais oui, j’ai reçu des commentaires désobligeants, mais en considérant la source, ça ne valait pas la peine de répondre. Par contre, cette semaine, on m’a rapporté un commentaire qui m’a vraiment heurté parce qu’il s’attaquait à mon intégrité. Un individu de notre communauté LGBTQ+ aurait dit quelque chose qui ressemble à cela : «Je suis un peu inconfortable du fait que la cause du VIH serve à mousser la vente d’un roman; si au moins il promettait de remettre une partie des profits à la cause». J’ai effectivement choisi le premier décembre, journée mondiale du SIDA pour lancer mon nouveau roman, car ce roman portait sur le VIH. C’était approprié de le faire. Nous avions envisagé de le faire la veille, mais nous avons vite compris que les gens ne vont pas se déplacer deux fois en deux jours. Mon associé et moi avons consulté les organismes liés au VIH pour nous assurer que nous ne serions pas en conflit d’horaire. C’est pour cela que nous avons étalé l’événement sur plus de trois heures. Pour permettre à ceux qui allaient au micro libre de l’ACCM ou à la discussion de CREACC — Diversité, nous avons commencé plus tôt. Ainsi, j’étais là à 17 heures pour accueillir ces gens. Et pour ceux qui allaient à la vigile, nous avons retardé la partie formelle de mon lancement à 19 h 20. Je me suis associé à Rézo pour la soirée. Deux représentants de Rézo sont venus parler au public. Et j’ai bel et bien remis une partie de mes redevances à cet organisme. J’ai d’ailleurs remis un chèque à l’organisme hier. J’ai donné un dollar par livre vendu. En passant, sur un livre de 29,95 $, ma redevance est de 2,99 $. Et un roman se vend en moyenne à 500 exemplaires au Québec. J’en vends un peu plus, mais vous comprenez que je ne m’enrichis pas avec ça. J’écris pour moi, mais je publie pour les autres, vous. Un lancement ne m’enrichit pas. En fait, ça me coûte beaucoup d’argent, car j’ai dû payer des gens pour m’aider. J’ai organisé cela pour les amis et pour la communauté dans l’espoir de leur faire plaisir. Et qu’on soit clair, je n’ai pas besoin d’usurper un événement pour vendre des livres. Et ma sortie sérologique n’a pas aidé à vendre mes livres. Mes livres se vendent très bien sans cela. Prétendre le contraire est mal me connaître et est gratuit et méchant.