Les deux Villages : un documentaire sur le Village gai de Montréal

Les deux Villages

Les Productions Luc Dauphin ont procédé au lancement officiel de leur premier documentaire intitulé « Les deux Villages », le mardi 1er août à Montréal, en présence des partenaires financiers, des divers supporteurs, d’invités spéciaux de la communauté LGBTQ+, des artisans de cette production citoyenne unique ainsi que de représentants politiques de divers niveaux.

On annonce également que le documentaire fera l’objet de deux représentations publiques gratuites. Elles auront lieu en plein air au parc de l’Espoir, à l’angle de la rue Sainte-Catherine Est et de la rue Panet (dans la section piétonnière avec la collaboration de Aires Libres), les jeudis 10 et 17 août 2017 à 21 h 30. Et elles seront suivies d’une discussion avec des artisan(e)s du documentaire qui seront sur place.

Mettant en vedette deux hommes de deux générations distinctes, Mario Gendron et Gengis Grenier, ce documentaire se veut une rencontre entre deux personnes venues se réfugier dans le Village gai de Montréal à deux époques différentes. Pour chacun, c’était la conquête de la liberté d’expression et la prise de possession de leur identité propre. À travers ces deux personnages, leurs confidences et leur engagement, on découvre l’importance de ce lieu rassembleur qu’est le Village. Par leurs témoignages, on relate les grandes étapes de son histoire, et son apport dans la vie culturelle et économique de Montréal depuis près de 35 ans.

Fruit d’un travail de plus de 20 mois, ce documentaire est l’œuvre de la réalisatrice France Dauphin, du journaliste Denis-Martin Chabot et de l’expert en communication et militant-activiste du milieu LGBTQ+, Pierre Perreault, qui en fut l’initiateur. Il a été produit avec énormément de passion et de conviction de la part de chacun et chacune des membres de cette équipe.

Les Productions Luc Dauphin remercient leurs généreux mécènes et donateurs, leurs partenaires communautaires et sociaux, leurs collaborateurs pour les archives et les témoignages, qui leur ont permis de mener cette belle aventure à terme : la clinique l’Actuel, le Ministère des relations internationales et de la Francophonie, la Banque nationale, la Chambre de commerce LGBT du Québec, Cyrille Giraud, la SDC du Village, ainsi que tous ceux et celles qui ont contribué à leur campagne de sociofinancement ou à d’autres niveaux.

En librairie le 6 septembre : Dave Courage, survivre à l’attentat du Métropolis

Dave Courage : survivre à l’attentat du Métropolis

4e de couverture : Le 4 septembre 2012, le Québec élit sa première femme première ministre, Pauline Marois. Les partisans célèbrent la victoire au Métropolis de Montréal. Peu avant minuit, Richard Henry Bain fait irruption près de l’entrée des artistes, située à l’arrière de l’édifice. Il tire une balle qui atteint d’abord Denis Blanchette, un technicien de scène qui meurt sur le coup, puis Dave Courage, un autre technicien âgé de 27 ans. L’arme s’enraye. Le tireur est immobilisé et arrêté par les policiers. Dave Courage est dans un état critique. Il est hospitalisé et opéré d’urgence dans la nuit. Il survit, mais sa vie est changée à tout jamais.

Victime de ce que le juge Guy Cournoyer de la Cour supé­rieure du Québec qualifie «d’attentat politique», Dave souffre de douleur chronique et de choc post-traumatique. Il n’est plus le même homme et doit se rebâtir chaque jour. Voici le récit exclusif d’un homme déterminé à ne pas laisser le destin contrôler son existence.

Alors qu’il travaillait pour Radio-Canada, Denis-Martin Chabot a été le premier journaliste à rencontrer Dave Courage quelques jours seulement après l’attentat. Ils sont en contact depuis ce triste événement.

Ma première direction littéraire : La fierté a une ville !

La fierté a une ville !
Couverture : Marc-André Sauvageau
Photo: Thomas Braconier

Il n’y a pas à dire : 2017 est une grosse année pour moi.

Je vous présente ma toute première direction littéraire: La fierté a une ville.

En 2016, le festival Fierté littéraire a convié les auteurs de la Francophonie à un concours de nouvelles et récits portant sur le thème La fierté a une ville, slogan créé par le défunt maire de Montréal, Jean Drapeau, et si cher à son successeur également mort, Jean Doré.

À l’occasion du 375e anniversaire, 15 textes ont été retenus, dont les gagnants du concours, en plus d’un conte écrit par le directeur littéraire, pour composer ce recueil qui célèbre la fierté dans un milieu urbain, notamment Montréal !

J’ai eu beaucoup de difficultés à financer ce projet, car la maison d’édition approchée a annulé sa participation en mai. Il a fallu trouver du financement    ( Merci, Donald Bilodeau) et tout faire par nous même. Mais chose promise, chose due, le livre va paraître à temps pour la Fierté 2017.

Les profits de la vente de ce livre seront versés à Fierté Montréal qui finance Fierté littéraire depuis 2012.

Liste des auteurs publiés:

Donald Bilodeau

Richard Bradley

Jean-François Capelle

Denis-Martin Chabot

Véronique Chevrier

Gilbert Émond

Florence Hally

Perrine Leblan

Angélique Marquis

Kareen Martel

Sebastian Rodriguez Mayén

Henri-Dominique Paratte

Suzie Pelletier

Pierre Perreault

Sandrine Roy

Marc-André Sauvageau

 

Pour commander en ligne :

http://denismartinchabot.com/books/la-fierte-une-ville/

L’Amant de Samuel

L'Amant de Samuel

Photo: Damian Siqueiros

Bienvenue dans le monde virtuel 2.0, on parle, on parle, on parle, mais que dit-on vraiment ? On communique sans dire quoi et à qui. On s’expose sans rien montrer d’important.

C’est ce que j’ai voulu reproduire sur scène.

Dans le communiqué de presse annonçant la présentation de L’amant de Samuel, on parle du Village, que ce soit le Village gai de Montréal ou le village global, qu’on au bout des doigts.

« Ce village 2.0 est partout tout le temps, et on a tôt fait d’y connaitre tout le monde. Cette promiscuité virtuelle crée pourtant son lot de solitudes. On s’y expose, sans vraiment se voir. On s’y parle, sans vraiment s’écouter. On se caresse sans se toucher.

« Cette comédie-dramatique érotique est une incursion dans la vie de Samuel, à l’aube de ses 30 ans, magnétique électron libre perdu dans son univers où s’enchevêtrent amour, sexe, amitié et famille. Toujours attiré par les hommes d’âge mûr, il s’accroche cette fois à Mike, un homme qu’il aime de tout coeur, mais dont il ne connaît pourtant rien.

« Thomas, son jeune voisin et seul confident, navigue quant à lui dans les eaux troubles qui séparent les amis des amoureux, au péril de son amitié avec Samuel, mais surtout, de son amour propre. »

Comme dans mes romans, ce qui est vrai dans cette pièce ne l’est pas nécessairement. Ce qui est faux est parfois trompeur et cache une vérité.

L’amant de Samuel est une satire, une critique sociale dans la tradition très américaine du genre. Elle s’inscrit directement dans mon univers créatif. Elle se situe dans le réel tellement réel que celui-ci est souvent cru, amer et malsaisant, pour reprendre un néologisme à la mode au Québec. Tel un jardinier de jardins secrets, ce qu’on a honte de montrer, je me fais un devoir de le défricher et de l’exposer.

Dans cette pièce, les répliques courtes, l’humour caustique, les non-dits et le rythme parfois endiablé illustrent le monde des hommes qui disent peu et souvent sans réfléchir. Il ne faut pas toujours prendre ce qu’on dit au premier degré. Il y a des couches de significations derrière ces mots qu’on prononce et ceux qu’on tait.

La nudité joue un grand rôle dans L’amant de Samuel, mais elle est nécessaire. Elle n’est surtout pas gratuite. Elle n’est pas tant érotique que provocante. Elle se veut insolente, désolante et malaisante – tiens, encore ce terme. Elle est coquine aussi. En contraste, il y a un dénuement plus choquant sur scène et il n’implique pas le corps des personnages, mais l’âme de ceux-ci.

L’humour omniprésent n’est pas gratuit, non plus. Il est nécessaire aussi tant pour détendre l’atmosphère que pour faire rire jaune !

« Ni critique, ni cynique, Denis-Martin Chabot porte pour la première fois un texte à la scène. Cette pièce, c’est son regard à la fois moqueur et profond sur l’amour à l’ère des milléniaux, » conclut le communiqué.

À vous d’en juger!

En représentation les 12, 13 et 19 août 2017 – à 17 h et 21 h
et le 16 août 2017 à 20 h

Pour acheter des billets, cliquez ici !

Dave Courage : ma vie après l’attentat du Métropolis

Dave Courage

Dave Courage (photo: Radio-Canada)

Cinq ans après le terrible attentat politique contre la Première ministre Pauline Marois qui avait fait un mort et un blessé grave, un retour sur la tragédie et ses conséquences.

Cet ouvrage sera publié à la fin août 2017 aux Éditions La Semaine. Un lancement est prévu le mardi 5 août 2017 au Lounge TD, 305 rue Sainte-Catherine Est à Montréal à 17 heures.

UN RÉSUMÉ

Le 4 septembre 2012, le Québec élit sa première femme Première ministre, Pauline Marois. Les partisans célèbrent la victoire au Métropolis de Montréal.

Peu avant minuit, Richard Henry Bain fait irruption près de l’entrée des artistes, située à l’arrière de l’édifice. Il tire une balle. Elle atteint d’abord Denis Blanchette, un technicien de scène qui meurt sur le coup, puis Dave Courage, un autre technicien âgé de 27 ans. L’arme s’enraye. Le tireur est immobilisé et arrêté par les policiers. Dave Courage est dans un état critique. Il est hospitalisé et opéré d’urgence dans la nuit.

Il survit, mais sa vie, elle, est changée à tout jamais. Victime de ce que le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec qualifie « d’attentat politique », Dave souffre désormais de douleur chronique et de choc post-traumatique. Il n’est plus le même homme. Encore aujourd’hui, il doit se rebâtir chaque jour. Voici le récit exclusif d’un homme déterminé à ne pas laisser le destin contrôler son existence.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Alors qu’il était à l’emploi de Radio-Canada, Denis-Martin Chabot a été le premier journaliste à rencontrer Dave Courage, quelques jours seulement après l’attentat. Ils sont en contact depuis ce triste événement. Auteur de plusieurs biographies, dont Richard Abel, mon histoire en noir et blanc, publié aux Éditions La Semaine, Denis-Martin Chabot a travaillé pendant 32 ans pour la radio, la télévision et le web de Radio-Canada. Il a également écrit des romans dont Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry, et Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais, également publiés aux Éditions La Semaine.

Mise au point

Chers amis, lorsqu’on est une personne publique, on s’expose à tout, commentaires positifs comme négatifs. J’ai la couenne dure et je n’accorde aucune importance aux commentaires gratuits et mesquins de certains pour lesquels les réseaux sociaux (égouts sociaux?) ont délié la langue. En cette ère postfactuelle, où les rumeurs et les impressions non fondées valent plus que la vérité, il faut s’attendre à ça. À la suite de ma sortie sur mon statut sérologique, j’ai reçu une grande majorité de commentaires positifs. Mais oui, j’ai reçu des commentaires désobligeants, mais en considérant la source, ça ne valait pas la peine de répondre. Par contre, cette semaine, on m’a rapporté un commentaire qui m’a vraiment heurté parce qu’il s’attaquait à mon intégrité. Un individu de notre communauté LGBTQ+ aurait dit quelque chose qui ressemble à cela : «Je suis un peu inconfortable du fait que la cause du VIH serve à mousser la vente d’un roman; si au moins il promettait de remettre une partie des profits à la cause». J’ai effectivement choisi le premier décembre, journée mondiale du SIDA pour lancer mon nouveau roman, car ce roman portait sur le VIH. C’était approprié de le faire. Nous avions envisagé de le faire la veille, mais nous avons vite compris que les gens ne vont pas se déplacer deux fois en deux jours. Mon associé et moi avons consulté les organismes liés au VIH pour nous assurer que nous ne serions pas en conflit d’horaire. C’est pour cela que nous avons étalé l’événement sur plus de trois heures. Pour permettre à ceux qui allaient au micro libre de l’ACCM ou à la discussion de CREACC — Diversité, nous avons commencé plus tôt. Ainsi, j’étais là à 17 heures pour accueillir ces gens. Et pour ceux qui allaient à la vigile, nous avons retardé la partie formelle de mon lancement à 19 h 20. Je me suis associé à Rézo pour la soirée. Deux représentants de Rézo sont venus parler au public. Et j’ai bel et bien remis une partie de mes redevances à cet organisme. J’ai d’ailleurs remis un chèque à l’organisme hier. J’ai donné un dollar par livre vendu. En passant, sur un livre de 29,95 $, ma redevance est de 2,99 $. Et un roman se vend en moyenne à 500 exemplaires au Québec. J’en vends un peu plus, mais vous comprenez que je ne m’enrichis pas avec ça. J’écris pour moi, mais je publie pour les autres, vous. Un lancement ne m’enrichit pas. En fait, ça me coûte beaucoup d’argent, car j’ai dû payer des gens pour m’aider. J’ai organisé cela pour les amis et pour la communauté dans l’espoir de leur faire plaisir. Et qu’on soit clair, je n’ai pas besoin d’usurper un événement pour vendre des livres. Et ma sortie sérologique n’a pas aidé à vendre mes livres. Mes livres se vendent très bien sans cela. Prétendre le contraire est mal me connaître et est gratuit et méchant.

2016 : année de ma renaissance

2015 avait été mon année de transition, après 2014, une année particulièrement difficile sur le plan personnel. En 2015, il me fallait me rebâtir, me reconstruire, me réinventer. En 2016, je renaissais. J’ai quitté mon emploi à temps plein en tant que journaliste à la télé, la radio et le web de Radio-Canada pour me consacrer à mes projets personnels.

Littérature

Mon nouveau titre, publié chez les Éditions la Semaine

Mon nouveau titre, publié chez les Éditions la Semaine

En 2015, j’ai publié mon premier roman aux éditons La Semaine, Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry. Ce livre a connu un succès inespéré. Si bien que nous avons devancé la publication de sa suite, Il y a longtemps que je t’aime, ne je t’oublierai jamais, au premier décembre 2016, journée mondiale du SIDA. Ce deuxième et dernier tome de ma série relate les histoires d’hommes et de femmes de la communauté LGBTQ+ dans les années 2000 à 2010.  Avec l’émancipation des années 80, la communauté a eu à composer avec les ravages de ce qu’on appelait à l’époque le SIDA. C’était le thème du premier tome.

 

Il y a longtemps que je t'aime, je ne t'oublierai jamais

Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais

De nos jours, on parle plus du virus qui cause le SIDA de nos jours, le VIH, virus d’immuno-déficience humaine. Avec l’aide de tri-thérapies, on peut contrôler le virus et vivre une vie normale ou presque, car il y a parfois des effets secondaires à cette maladie. Dans le deuxième tome, l’histoire tourne autour des questions d’accommodements raisonnables envers différentes minorités, sexuelles et racisées. Ce deuxième tome est préfacé par le docteur Réjean Thomas, un pionnier dans la lutte contre le VIH au Québec. Ces deux romans sont écrits sous la forme de chroniques.

RIchard Abel, mon histoire en noir et blanc.

RIchard Abel, mon histoire en noir et blanc.

J’ai aussi écrit cette année la biographie du pianiste Richard Abel. Intitulé, Richard Abel, mon histoire en noir et blanc. Quelle expérience cela a été d’écrire ce livre pour les éditions La Semaine. D’abord, je n’ai commencé ce projet en janvier alors que je travaillais encore à temps plein pour Radio-Canada. J’ai dû y consacrer mes soirées et mes weekends. Entrevues, recherches, transcriptions d’entrevues, recherche de photos, bref, cela m’a tenu occupé pendant six moi. Puis en juin, alors que j’entreprenais ma retraite de Radio-Canada, j’ai consacré cinq semaines intenses à écrire le manuscrit. Le produit final a été publié en novembre.

Maman Nicole

Maman Nicole

En 2016, j’ai aussi publié Maman Nicole, la biographie de Nicole Pageau, une femme qui a tout laissé derrière à l’âge de 60 ans pour s’occuper de femmes rescapées du Rwanda. Personnalité La Presse-Radio-Canada en 2010, Nicole Pageau est resté au Pays des mille collines pendant 7 ans.  Ce livre a été publié chez Clermont Editeur.

J’ai organisé en août la 5ème édition de la Fierté littéraire, un festival littéraire LGBTQ+, organisé dans le cadre de Fierté Montréal. Cette année, le thème était À vos mots, prêts, lisez! Cliquez ici pour en lire le compte-rendu.

J’ai aussi entrepris en 2016 le tournage d’un documentaire qui sera diffusé en août 2017.

D’ailleurs en 2017, je vous réserve des surprises dont un nouveau roman (Liaison parisienne), une autre biographie (le sujet est confidentiel pour le moment et un collectif dont je suis le directeur littéraire. J’ai également écrit une pièce de théâtre, L’Amant de Samuel, qui sera présentée en août.

Une grosse année m’attend!