Ma première direction littéraire : La fierté a une ville !

La fierté a une ville !
Couverture : Marc-André Sauvageau
Photo: Thomas Braconier

Il n’y a pas à dire : 2017 est une grosse année pour moi.

Je vous présente ma toute première direction littéraire: La fierté a une ville.

En 2016, le festival Fierté littéraire a convié les auteurs de la Francophonie à un concours de nouvelles et récits portant sur le thème La fierté a une ville, slogan créé par le défunt maire de Montréal, Jean Drapeau, et si cher à son successeur également mort, Jean Doré.

À l’occasion du 375e anniversaire, 15 textes ont été retenus, dont les gagnants du concours, en plus d’un conte écrit par le directeur littéraire, pour composer ce recueil qui célèbre la fierté dans un milieu urbain, notamment Montréal !

J’ai eu beaucoup de difficultés à financer ce projet, car la maison d’édition approchée a annulé sa participation en mai. Il a fallu trouver du financement    ( Merci, Donald Bilodeau) et tout faire par nous même. Mais chose promise, chose due, le livre va paraître à temps pour la Fierté 2017.

Les profits de la vente de ce livre seront versés à Fierté Montréal qui finance Fierté littéraire depuis 2012.

Liste des auteurs publiés:

Donald Bilodeau

Richard Bradley

Jean-François Capelle

Denis-Martin Chabot

Véronique Chevrier

Gilbert Émond

Florence Hally

Perrine Leblan

Angélique Marquis

Kareen Martel

Sebastian Rodriguez Mayén

Henri-Dominique Paratte

Suzie Pelletier

Pierre Perreault

Sandrine Roy

Marc-André Sauvageau

 

Pour commander en ligne :

http://denismartinchabot.com/books/la-fierte-une-ville/

L’Amant de Samuel

L'Amant de Samuel

Photo: Damian Siqueiros

Bienvenue dans le monde virtuel 2.0, on parle, on parle, on parle, mais que dit-on vraiment ? On communique sans dire quoi et à qui. On s’expose sans rien montrer d’important.

C’est ce que j’ai voulu reproduire sur scène.

Dans le communiqué de presse annonçant la présentation de L’amant de Samuel, on parle du Village, que ce soit le Village gai de Montréal ou le village global, qu’on au bout des doigts.

« Ce village 2.0 est partout tout le temps, et on a tôt fait d’y connaitre tout le monde. Cette promiscuité virtuelle crée pourtant son lot de solitudes. On s’y expose, sans vraiment se voir. On s’y parle, sans vraiment s’écouter. On se caresse sans se toucher.

« Cette comédie-dramatique érotique est une incursion dans la vie de Samuel, à l’aube de ses 30 ans, magnétique électron libre perdu dans son univers où s’enchevêtrent amour, sexe, amitié et famille. Toujours attiré par les hommes d’âge mûr, il s’accroche cette fois à Mike, un homme qu’il aime de tout coeur, mais dont il ne connaît pourtant rien.

« Thomas, son jeune voisin et seul confident, navigue quant à lui dans les eaux troubles qui séparent les amis des amoureux, au péril de son amitié avec Samuel, mais surtout, de son amour propre. »

Comme dans mes romans, ce qui est vrai dans cette pièce ne l’est pas nécessairement. Ce qui est faux est parfois trompeur et cache une vérité.

L’amant de Samuel est une satire, une critique sociale dans la tradition très américaine du genre. Elle s’inscrit directement dans mon univers créatif. Elle se situe dans le réel tellement réel que celui-ci est souvent cru, amer et malsaisant, pour reprendre un néologisme à la mode au Québec. Tel un jardinier de jardins secrets, ce qu’on a honte de montrer, je me fais un devoir de le défricher et de l’exposer.

Dans cette pièce, les répliques courtes, l’humour caustique, les non-dits et le rythme parfois endiablé illustrent le monde des hommes qui disent peu et souvent sans réfléchir. Il ne faut pas toujours prendre ce qu’on dit au premier degré. Il y a des couches de significations derrière ces mots qu’on prononce et ceux qu’on tait.

La nudité joue un grand rôle dans L’amant de Samuel, mais elle est nécessaire. Elle n’est surtout pas gratuite. Elle n’est pas tant érotique que provocante. Elle se veut insolente, désolante et malaisante – tiens, encore ce terme. Elle est coquine aussi. En contraste, il y a un dénuement plus choquant sur scène et il n’implique pas le corps des personnages, mais l’âme de ceux-ci.

L’humour omniprésent n’est pas gratuit, non plus. Il est nécessaire aussi tant pour détendre l’atmosphère que pour faire rire jaune !

« Ni critique, ni cynique, Denis-Martin Chabot porte pour la première fois un texte à la scène. Cette pièce, c’est son regard à la fois moqueur et profond sur l’amour à l’ère des milléniaux, » conclut le communiqué.

À vous d’en juger!

En représentation les 12, 13 et 19 août 2017 – à 17 h et 21 h
et le 16 août 2017 à 20 h

Pour acheter des billets, cliquez ici !

Dave Courage : ma vie après l’attentat du Métropolis

Dave Courage

Dave Courage (photo: Radio-Canada)

Cinq ans après le terrible attentat politique contre la Première ministre Pauline Marois qui avait fait un mort et un blessé grave, un retour sur la tragédie et ses conséquences.

Cet ouvrage sera publié à la fin août 2017 aux Éditions La Semaine. Un lancement est prévu le mardi 5 août 2017 au Lounge TD, 305 rue Sainte-Catherine Est à Montréal à 17 heures.

UN RÉSUMÉ

Le 4 septembre 2012, le Québec élit sa première femme Première ministre, Pauline Marois. Les partisans célèbrent la victoire au Métropolis de Montréal.

Peu avant minuit, Richard Henry Bain fait irruption près de l’entrée des artistes, située à l’arrière de l’édifice. Il tire une balle. Elle atteint d’abord Denis Blanchette, un technicien de scène qui meurt sur le coup, puis Dave Courage, un autre technicien âgé de 27 ans. L’arme s’enraye. Le tireur est immobilisé et arrêté par les policiers. Dave Courage est dans un état critique. Il est hospitalisé et opéré d’urgence dans la nuit.

Il survit, mais sa vie, elle, est changée à tout jamais. Victime de ce que le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec qualifie « d’attentat politique », Dave souffre désormais de douleur chronique et de choc post-traumatique. Il n’est plus le même homme. Encore aujourd’hui, il doit se rebâtir chaque jour. Voici le récit exclusif d’un homme déterminé à ne pas laisser le destin contrôler son existence.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Alors qu’il était à l’emploi de Radio-Canada, Denis-Martin Chabot a été le premier journaliste à rencontrer Dave Courage, quelques jours seulement après l’attentat. Ils sont en contact depuis ce triste événement. Auteur de plusieurs biographies, dont Richard Abel, mon histoire en noir et blanc, publié aux Éditions La Semaine, Denis-Martin Chabot a travaillé pendant 32 ans pour la radio, la télévision et le web de Radio-Canada. Il a également écrit des romans dont Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry, et Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais, également publiés aux Éditions La Semaine.

Mise au point

Chers amis, lorsqu’on est une personne publique, on s’expose à tout, commentaires positifs comme négatifs. J’ai la couenne dure et je n’accorde aucune importance aux commentaires gratuits et mesquins de certains pour lesquels les réseaux sociaux (égouts sociaux?) ont délié la langue. En cette ère postfactuelle, où les rumeurs et les impressions non fondées valent plus que la vérité, il faut s’attendre à ça. À la suite de ma sortie sur mon statut sérologique, j’ai reçu une grande majorité de commentaires positifs. Mais oui, j’ai reçu des commentaires désobligeants, mais en considérant la source, ça ne valait pas la peine de répondre. Par contre, cette semaine, on m’a rapporté un commentaire qui m’a vraiment heurté parce qu’il s’attaquait à mon intégrité. Un individu de notre communauté LGBTQ+ aurait dit quelque chose qui ressemble à cela : «Je suis un peu inconfortable du fait que la cause du VIH serve à mousser la vente d’un roman; si au moins il promettait de remettre une partie des profits à la cause». J’ai effectivement choisi le premier décembre, journée mondiale du SIDA pour lancer mon nouveau roman, car ce roman portait sur le VIH. C’était approprié de le faire. Nous avions envisagé de le faire la veille, mais nous avons vite compris que les gens ne vont pas se déplacer deux fois en deux jours. Mon associé et moi avons consulté les organismes liés au VIH pour nous assurer que nous ne serions pas en conflit d’horaire. C’est pour cela que nous avons étalé l’événement sur plus de trois heures. Pour permettre à ceux qui allaient au micro libre de l’ACCM ou à la discussion de CREACC — Diversité, nous avons commencé plus tôt. Ainsi, j’étais là à 17 heures pour accueillir ces gens. Et pour ceux qui allaient à la vigile, nous avons retardé la partie formelle de mon lancement à 19 h 20. Je me suis associé à Rézo pour la soirée. Deux représentants de Rézo sont venus parler au public. Et j’ai bel et bien remis une partie de mes redevances à cet organisme. J’ai d’ailleurs remis un chèque à l’organisme hier. J’ai donné un dollar par livre vendu. En passant, sur un livre de 29,95 $, ma redevance est de 2,99 $. Et un roman se vend en moyenne à 500 exemplaires au Québec. J’en vends un peu plus, mais vous comprenez que je ne m’enrichis pas avec ça. J’écris pour moi, mais je publie pour les autres, vous. Un lancement ne m’enrichit pas. En fait, ça me coûte beaucoup d’argent, car j’ai dû payer des gens pour m’aider. J’ai organisé cela pour les amis et pour la communauté dans l’espoir de leur faire plaisir. Et qu’on soit clair, je n’ai pas besoin d’usurper un événement pour vendre des livres. Et ma sortie sérologique n’a pas aidé à vendre mes livres. Mes livres se vendent très bien sans cela. Prétendre le contraire est mal me connaître et est gratuit et méchant.

2016 : année de ma renaissance

2015 avait été mon année de transition, après 2014, une année particulièrement difficile sur le plan personnel. En 2015, il me fallait me rebâtir, me reconstruire, me réinventer. En 2016, je renaissais. J’ai quitté mon emploi à temps plein en tant que journaliste à la télé, la radio et le web de Radio-Canada pour me consacrer à mes projets personnels.

Littérature

Mon nouveau titre, publié chez les Éditions la Semaine

Mon nouveau titre, publié chez les Éditions la Semaine

En 2015, j’ai publié mon premier roman aux éditons La Semaine, Rue Sainte-Catherine Est, métro Beaudry. Ce livre a connu un succès inespéré. Si bien que nous avons devancé la publication de sa suite, Il y a longtemps que je t’aime, ne je t’oublierai jamais, au premier décembre 2016, journée mondiale du SIDA. Ce deuxième et dernier tome de ma série relate les histoires d’hommes et de femmes de la communauté LGBTQ+ dans les années 2000 à 2010.  Avec l’émancipation des années 80, la communauté a eu à composer avec les ravages de ce qu’on appelait à l’époque le SIDA. C’était le thème du premier tome.

 

Il y a longtemps que je t'aime, je ne t'oublierai jamais

Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais

De nos jours, on parle plus du virus qui cause le SIDA de nos jours, le VIH, virus d’immuno-déficience humaine. Avec l’aide de tri-thérapies, on peut contrôler le virus et vivre une vie normale ou presque, car il y a parfois des effets secondaires à cette maladie. Dans le deuxième tome, l’histoire tourne autour des questions d’accommodements raisonnables envers différentes minorités, sexuelles et racisées. Ce deuxième tome est préfacé par le docteur Réjean Thomas, un pionnier dans la lutte contre le VIH au Québec. Ces deux romans sont écrits sous la forme de chroniques.

RIchard Abel, mon histoire en noir et blanc.

RIchard Abel, mon histoire en noir et blanc.

J’ai aussi écrit cette année la biographie du pianiste Richard Abel. Intitulé, Richard Abel, mon histoire en noir et blanc. Quelle expérience cela a été d’écrire ce livre pour les éditions La Semaine. D’abord, je n’ai commencé ce projet en janvier alors que je travaillais encore à temps plein pour Radio-Canada. J’ai dû y consacrer mes soirées et mes weekends. Entrevues, recherches, transcriptions d’entrevues, recherche de photos, bref, cela m’a tenu occupé pendant six moi. Puis en juin, alors que j’entreprenais ma retraite de Radio-Canada, j’ai consacré cinq semaines intenses à écrire le manuscrit. Le produit final a été publié en novembre.

Maman Nicole

Maman Nicole

En 2016, j’ai aussi publié Maman Nicole, la biographie de Nicole Pageau, une femme qui a tout laissé derrière à l’âge de 60 ans pour s’occuper de femmes rescapées du Rwanda. Personnalité La Presse-Radio-Canada en 2010, Nicole Pageau est resté au Pays des mille collines pendant 7 ans.  Ce livre a été publié chez Clermont Editeur.

J’ai organisé en août la 5ème édition de la Fierté littéraire, un festival littéraire LGBTQ+, organisé dans le cadre de Fierté Montréal. Cette année, le thème était À vos mots, prêts, lisez! Cliquez ici pour en lire le compte-rendu.

J’ai aussi entrepris en 2016 le tournage d’un documentaire qui sera diffusé en août 2017.

D’ailleurs en 2017, je vous réserve des surprises dont un nouveau roman (Liaison parisienne), une autre biographie (le sujet est confidentiel pour le moment et un collectif dont je suis le directeur littéraire. J’ai également écrit une pièce de théâtre, L’Amant de Samuel, qui sera présentée en août.

Une grosse année m’attend!

Je n’ai plus peur. Je n’ai plus honte. Je ne me cache plus.

Denis-Martin Chabot

Denis-Martin Chabot

Je suis séropositif depuis 12 ans.

Voilà, c’est dit.
Il y a 12 ans, mon monde s’écroulait sous mes pieds.
J’ai eu peur.
D’abord, j’ai eu peur de mourir. Je n’étais pas prêt à mourir — l’est-on vraiment ? J’ai eu peur aussi d’être malade et de souffrir. J’ai eu peur également que le virus m’enlaidisse et déforme mon corps, un drame pour un homosexuel, car le « look » est tout dans le monde gai.
J’ai eu honte.
J’ai attrapé le VIH à cause de relations sexuelles non protégées et non d’une façon moins compromettante, comme une transfusion sanguine ou un accident quelconque. Si seulement on pouvait attraper ça sur un banc de toilette…
J’ai eu peur.
J’ai eu peur d’être ostracisé. J’ai eu peur de la réaction des miens, et que mes amis me rejettent. J’ai eu peur également au travail que mes patrons me mettent de côté. Ce ne fut pas le cas heureusement.
J’ai eu honte.
Je ne voulais pas qu’on me juge et qu’on me dise que j’ai eu ce que je méritais pour ne pas avoir utilisé le préservatif, quand finalement je n’avais besoin de personne pour me culpabiliser, j’y arrivais très bien, moi-même.
J’ai eu peur.
J’ai eu peur de l’intimité, qu’on me rejette quand je dirais que je suis séropo, ce qui est arrivé dans plus de 90 % des cas. J’ai eu peur qu’on m’intente un procès, même si je prends soin de révéler mon statut sérologique avant d’être intime, même si je NOUS protège, moi et mon partenaire, en insistant sur le préservatif. En plus, je suis indétectable, et selon le Consensus d’experts de l’Institut national de santé publique du Québec, « un traitement antirétroviral efficace qui abaisse la charge virale à un niveau indétectable réduit de manière significative le risque de transmission du VIH ».
J’ai eu honte
J’ai eu honte de mon corps, honte de ma maladie, honte de moi. J’ai gardé le silence. Et pourtant, je suis chanceux. J’ai accès aux meilleurs médecins et aux meilleurs traitements et médicaments disponibles. J’ai une assurance qui paye tout ça. Je vis très bien avec ma condition. Je m’entraîne trois fois par semaine et je cours entre 6 à 10 km également trois fois par semaine. J’ai pu continuer ma carrière de journaliste à la télévision et à la radio, et couvrir les nouvelles au quotidien et travailler de longues heures stressantes sans me plaindre de ma santé. J’ai voyagé plusieurs fois au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Afrique, sans problème. Et preuve supplémentaire qu’on peut bien vivre avec ce virus, j’ai une vie amoureuse qui me comble avec un homme formidable.
J’ai commencé à m’ouvrir très récemment auprès de certains amis. Je l’ai fait aussi à mon lieu de travail. Dans ce dernier cas, je préparais mon départ à la retraite, je n’avais plus rien à perdre. Ce n’était pas très brave de ma part. Or, comme journaliste et communicateur, je sais parler.
En cette journée mondiale du SIDA, alors que je lance mon deuxième roman aux éditions La Semaine, Il y a longtemps que je t’aime, je ne t’oublierai jamais, qui porte en grande partie sur les ravages de cette maladie chez les hommes gais, j’ai décidé de ne plus me taire. J’utilise le peu de notoriété que j’ai en tant que journaliste depuis plus de 32 ans, entre autres à la télévision et à la radio publiques, et en tant qu’écrivain, pour dire tout haut ce que d’autres souffrent en silence. Pour lancer mon cri du cœur.
Je n’ai plus peur. Je n’ai plus honte. Je ne me cache plus.
Le VIH/SIDA est tombé dans l’oubli ces dernières années, car il n’y a plus la même urgence avec la trithérapie qui permet à la plupart des personnes infectées de mener une vie normale. Il est vrai que les nouvelles sont encourageantes concernant le VIH. Les nouvelles infections sont en baisse. Il y a 15 ans, on en comptait 900 annuellement au Québec. De nos jours, on en dénombre moins de 300 de nos jours par année. Grâce au dépistage, au traitement des personnes infectées et aux mesures de prévention, on peut envisager la fin du VIH dans un avenir prochain. Or, selon les estimations de l’Agence canadienne de la santé, 21 pour cent des personnes vivant avec le SIDA ignorent qu’elles sont séropositives. Voilà un premier grand défi à relever dans la lutte contre cette maladie. Et tout ça coûte cher. L’argent est encore une fois le nerf de la guerre.
L’infection au VIH va au-delà de relations sexuelles non protégées. Si tel était le cas, la maladie aurait été enrayée depuis longtemps. Or, on sait que des gens choisissent de ne pas utiliser le préservatif. Dites-moi pourquoi des gens fument encore quand on sait que la cigarette peut causer le cancer du poumon, pourquoi certains vont au salon de bronzage ou s’exposent au Soleil quand on sait que cela augmente les risques du mélanome, je pourrai peut-être vous dire pourquoi on a encore des relations sexuelles à risque.
Or, on a la condamnation facile et la compassion ardue. Je ne cherche pas à justifier mes comportements à risque ni ceux des autres. Je demande juste un peu plus d’humanité. Peut-être alors pourrons-nous mettre fin à cette maladie !
Denis-Martin Chabot

Publier, publier, publier, mais à quel coût? – 2e partie

Je poursuis ici mon article précédant sur la publication J’ai participé à plusieurs collectifs de nouvelles et de poésie. Par contre, la plupart du temps, on me demandait de participer financièreUn cadeau de Noël pour le Refugement à la publication. J’ai accepté parce que j’aimais le projet et je voulais encourager les promoteurs.

J’en ai fait beaucoup que ce soit avec des groupes comme l’Arc-en-ciel littéraire, la Rélovution poétique, Textes gais, Europoésie, et d’autres.

Mon Amérique gaie

À chaque fois j’étais heureux de le faire, car j’aidais des auteurs moins fortunés à se faire connaître. Or, le problème avec ce genre de collectif est qu’ils sont souvent mal diffusés, qu’il s’en vend donc très peu. Au bout du compte, on publie pour se lire entre nous.

Je ne critique pasDes vacances pour le Refuge les efforts de ceux qui le font. Je les admire. Textes Gais amasse ainsi de l’argent pour des causes comme Le Refuge, un organisme français venant en aide aux jeunes LGBTQ+ en difficulté. Rélovution poétique a permis à desRélovution poétique poètes de l’underground de se faire publier.

La littérature passe une mauvaise période ces jours-ci. Les livres se vendent plus difficilement et le numérique ne compense pas pour les ventes perdues.

Pour maEuropoésie part, je vais limiter mes participations aux collectifs du genre, sauf pour le prochain collectif de poésie et d’art visuel de la Galerie mp tEt si les mots parlaientrésart. J’ai récemment participé à un recueil intitulé Et si les mots parlaient…40 auteurs et 40 artistes visuels ont joint leurs efforts pour produire un superbe livre. On y retrouve ainsi des textes de Jean-Paul Daoust, Claude Péloquin et Gilles Carle.