Lancement à Québec du Journal intime de Dominique Blondin

*Posté avec deux mois de retard*

Je suis désolé du délai que j’ai mis à publier ce compte-rendu.

Lecture à voix haute

Lecture à voix haute

J’ai lancé à Québec, ma ville natale, ce recueil de récits érotiques. L’évènement a eu lieu au club Forhom en compagnie des hôtes Yves Simon et Germain Bouchard.

Une quarantaine de personnes ont participé à ce lancement.

Voici le compte-rendu de Shirley Noël d’info-culture.com :

Après avoir faire le lancement à Montréal le 28 septembre dernier, de son tout nouveau livre Le journal intime de Dominique Blondin, voilà que Denis-Martin Chabot est venu à Québec, sa ville natale, pour en faire également le lancement.

C’est au Club Forhom (l’association socio-culturelle gaie de la Capitale-Nationale, dont Yves Simon, le président de l’association était présent pour le lancement),  sur la rue Saint-Jean, qu’a eu lieu ce lancement.  Et c’est en partenariat avec le club Forhom que la galerie d’art DomAHom a reçu les gens pour ce lancement, avec verre de vin rouge et petites bouchées offertes à tous. Pour l’occasion Denis-Martin Chabot a fait des dédicaces de son livre aux gens présents, et une partie des profits de la vente de livres de cette soirée ira aux organisateurs de cette soirée.

Quelques visiteurs!

Quelques visiteurs!

Il était important pour Denis-Martin de venir faire ce lancement à Québec, car il est né ici, et pour lui Québec, c’est sa ville, bien qu’il habite maintenant à Montréal. Et de faire ce lancement au Club Forhom, c’était pour lui un honneur, car il s’est toujours senti bien accueilli par eux.

Donc, Denis-Martin en a profité pour discuter avec les gens, pour faire des dédicaces, et il a même récité un court passage de ce nouveau livre assez osé et coquin, qui donnera des chaleurs à quiconque le lira, soyez-en assurés. Denis-Martin avait également ses autres livres à vendre sur place, car il est aussi l’auteur desHistoires du Village, une tétralogie relatant la chronique d’hommes et de femmes gais du Québec.

On pouvait voir également sur place deux des illustrations couleur que l’on retrouve dans le livre, par l’artiste Yvon Goulet, qui n’a malheureusement pas pu être présent au lancement. Il est possible pour quiconque serait intéressé, d’acheter une de ces illustrations, au prix de 125 $, il suffit de contacter Yvon Goulet, par sa page Facebook.

J’ai rencontré Denis-Martin Chabot afin de lui poser quelques questions sur son livre et ses projets en cours.

Les gens au lancement à Québec

Les gens au lancement à Québec

À la lecture de ces histoires fort excitantes, je n’ai pu m’empêcher de me demander jusqu’à quel point ce livre relevait de la fiction, et est-ce que l’auteur a pigé dans ses propres expériences, et fantasmes pour s’inspirer et alimenter son livre? « Chaque fois qu’on mentionne un beau gars, bien proportionné, qui performe au lit, qui fait tomber tous les hommes sous son charme, c’est moi, c’est certain (rires). Sérieusement, oui il y a une base d’expériences qui me sont arrivées à moi, mais je ne te dirai pas lesquelles. Et il y a des histoires qui m’ont été racontées par d’autres aussi, et qu’on amplifie toujours, mélangé à cela quelques fantasmes et on a fait le tour. C’est un défi que je m’étais lancé avec Yvon Goulet l’illustrateur, où il y aurait beaucoup de sexualité. Et je peux dire qu’il n’y en aura qu’un seul livre de ce genre, car là, j’ai fait le tour de tout ce que je pouvais dire. » 

Le lecteur part à la découverte de divers endroits, de l’Ouest canadien, au Mali en passant par le Rwanda, Taipei et Berlin. Pour chacun de ces endroits, on découvre la vie nocturne gaie, mais surtout les différences culturelles, et le traitement des gais dans chacune de ces régions, c’est votre côté journalistique qui ressort ici ? De même que vos très colorées figures de style et métaphores qui agrémentent les scènes de baise? « Je me suis fait plaisir en écrivant un livre coquin, mais je profite de tout ce qui est sexuel pour passer d’autres choses. Ça parle de la condition des gais à une certaine époque, dans d’autres pays… Et j’aime beaucoup l’humanité de mon personnage. Je trouve que Dominique Blondin, dans son innocence, dans sa découverte de sa sexualité, il fait preuve d’une grande humanité… Et j’ai fait ce livre aussi pour montrer que la sexualité, c’est le fun, c’est normal. Mais au-delà de cela, on retrouve dans mon livre tout le questionnement sur la condition d’être gai ailleurs qu’au Québec et au Canada. Et ce sont tous des endroits que j’ai visités. Par exemple à Taïwan, ils ont très fort la notion de ne pas perdre la face. Et d’être gai, ce n’est pas nécessairement mal, mais si tu ne fais pas d’enfants c’est mal vu. Alors, plusieurs choisissent de se marier avec une femme, pour fonder une famille au lieu de vivre leur homosexualité… Pour ce qui est des métaphores et figures de style lors des descriptions de baise, je dois dire que j’aime beaucoup les mots, le vocabulaire et jouer avec les mots. Et dans mon travail à la télévision, je le fais, mais c’est tellement limité, car on a une minute trente à deux minutes, alors qu’ici, dans mes livres, c’est à moi, j’écris ce que je veux, comme je le veux. Et là, je me laisse aller dans mes envolées, toutes les métaphores que je peux trouver. C’est ça qui m’amuse beaucoup. »

Voici un extrait du livre avec un exemple de métaphores qu’il peut utiliser dans son livre : « sa verge effilée et spongieuse s’adapte bien à mon vestibule étroit… Je lâche son arme lourde pour me concentrer sur son sac de munitions avant de plonger ma langue dans son entrepôt. Son canon bat dans toutes les directions, prêt à tirer… Son missile forçant son chemin dans mon zénith… » 

Travaillez-vous sur d’autres projets d’écriture? « Je travaille sur un autre livre, cette fois-ci avec l’illustrateur Jean Chaîney que j’ai rencontré par l’entremise d’Yvon Goulet. Dans ce nouveau livre, on va vraiment dans les nouvelles. Je n’ai pas de titre officiel pour l’instant, mais c’est quelqu’un qui fait le ménage dans son placard et chaque morceau de vêtement qu’il retrouve lui rappelle une histoire, un évènement qu’il raconte, sous forme de conte urbain. Ce sont des histoires parfois dures à prendre, souvent la fin est surprenante et parfois, on ne sait pas ce qui est réel, et ce qui a été rêvé. Par exemple, avec la vieille godasse, cela lui rappelle lorsqu’il se faisait harceler par des collègues d’école…  Il y a aussi l’histoire entre un curé et un menuisier, marié avec des enfants, ils ont une aventure et… Cela devrait paraître en 2014, probablement par la même maison d’édition que celui-ci. Les éditions de l’interdit. Aussi, je songe à écrire un recueil de poésie éventuellement. Je ne suis pas du genre à me vanter de cela, mais j’ai gagné un prix récemment. L’Association Millén’arts défis en France m’a décerné le premier prix en poésie, catégorie hors France, lors de leur festival,  pour un poème dédié à ma mère que j’ai écris lors de son décès,  il y a deux ans : Solstice de ma mère. J’étais tellement content, pas tant pour moi que pour ma mère, qui aimait les honneurs.  »

 

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