Mise au point

Chers amis, lorsqu’on est une personne publique, on s’expose à tout, commentaires positifs comme négatifs. J’ai la couenne dure et je n’accorde aucune importance aux commentaires gratuits et mesquins de certains pour lesquels les réseaux sociaux (égouts sociaux?) ont délié la langue. En cette ère postfactuelle, où les rumeurs et les impressions non fondées valent plus que la vérité, il faut s’attendre à ça. À la suite de ma sortie sur mon statut sérologique, j’ai reçu une grande majorité de commentaires positifs. Mais oui, j’ai reçu des commentaires désobligeants, mais en considérant la source, ça ne valait pas la peine de répondre. Par contre, cette semaine, on m’a rapporté un commentaire qui m’a vraiment heurté parce qu’il s’attaquait à mon intégrité. Un individu de notre communauté LGBTQ+ aurait dit quelque chose qui ressemble à cela : «Je suis un peu inconfortable du fait que la cause du VIH serve à mousser la vente d’un roman; si au moins il promettait de remettre une partie des profits à la cause». J’ai effectivement choisi le premier décembre, journée mondiale du SIDA pour lancer mon nouveau roman, car ce roman portait sur le VIH. C’était approprié de le faire. Nous avions envisagé de le faire la veille, mais nous avons vite compris que les gens ne vont pas se déplacer deux fois en deux jours. Mon associé et moi avons consulté les organismes liés au VIH pour nous assurer que nous ne serions pas en conflit d’horaire. C’est pour cela que nous avons étalé l’événement sur plus de trois heures. Pour permettre à ceux qui allaient au micro libre de l’ACCM ou à la discussion de CREACC — Diversité, nous avons commencé plus tôt. Ainsi, j’étais là à 17 heures pour accueillir ces gens. Et pour ceux qui allaient à la vigile, nous avons retardé la partie formelle de mon lancement à 19 h 20. Je me suis associé à Rézo pour la soirée. Deux représentants de Rézo sont venus parler au public. Et j’ai bel et bien remis une partie de mes redevances à cet organisme. J’ai d’ailleurs remis un chèque à l’organisme hier. J’ai donné un dollar par livre vendu. En passant, sur un livre de 29,95 $, ma redevance est de 2,99 $. Et un roman se vend en moyenne à 500 exemplaires au Québec. J’en vends un peu plus, mais vous comprenez que je ne m’enrichis pas avec ça. J’écris pour moi, mais je publie pour les autres, vous. Un lancement ne m’enrichit pas. En fait, ça me coûte beaucoup d’argent, car j’ai dû payer des gens pour m’aider. J’ai organisé cela pour les amis et pour la communauté dans l’espoir de leur faire plaisir. Et qu’on soit clair, je n’ai pas besoin d’usurper un événement pour vendre des livres. Et ma sortie sérologique n’a pas aidé à vendre mes livres. Mes livres se vendent très bien sans cela. Prétendre le contraire est mal me connaître et est gratuit et méchant.

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