L’Amant de Samuel

L'Amant de Samuel

Photo: Damian Siqueiros

Bienvenue dans le monde virtuel 2.0, on parle, on parle, on parle, mais que dit-on vraiment ? On communique sans dire quoi et à qui. On s’expose sans rien montrer d’important.

C’est ce que j’ai voulu reproduire sur scène.

Dans le communiqué de presse annonçant la présentation de L’amant de Samuel, on parle du Village, que ce soit le Village gai de Montréal ou le village global, qu’on au bout des doigts.

« Ce village 2.0 est partout tout le temps, et on a tôt fait d’y connaitre tout le monde. Cette promiscuité virtuelle crée pourtant son lot de solitudes. On s’y expose, sans vraiment se voir. On s’y parle, sans vraiment s’écouter. On se caresse sans se toucher.

« Cette comédie-dramatique érotique est une incursion dans la vie de Samuel, à l’aube de ses 30 ans, magnétique électron libre perdu dans son univers où s’enchevêtrent amour, sexe, amitié et famille. Toujours attiré par les hommes d’âge mûr, il s’accroche cette fois à Mike, un homme qu’il aime de tout coeur, mais dont il ne connaît pourtant rien.

« Thomas, son jeune voisin et seul confident, navigue quant à lui dans les eaux troubles qui séparent les amis des amoureux, au péril de son amitié avec Samuel, mais surtout, de son amour propre. »

Comme dans mes romans, ce qui est vrai dans cette pièce ne l’est pas nécessairement. Ce qui est faux est parfois trompeur et cache une vérité.

L’amant de Samuel est une satire, une critique sociale dans la tradition très américaine du genre. Elle s’inscrit directement dans mon univers créatif. Elle se situe dans le réel tellement réel que celui-ci est souvent cru, amer et malsaisant, pour reprendre un néologisme à la mode au Québec. Tel un jardinier de jardins secrets, ce qu’on a honte de montrer, je me fais un devoir de le défricher et de l’exposer.

Dans cette pièce, les répliques courtes, l’humour caustique, les non-dits et le rythme parfois endiablé illustrent le monde des hommes qui disent peu et souvent sans réfléchir. Il ne faut pas toujours prendre ce qu’on dit au premier degré. Il y a des couches de significations derrière ces mots qu’on prononce et ceux qu’on tait.

La nudité joue un grand rôle dans L’amant de Samuel, mais elle est nécessaire. Elle n’est surtout pas gratuite. Elle n’est pas tant érotique que provocante. Elle se veut insolente, désolante et malaisante – tiens, encore ce terme. Elle est coquine aussi. En contraste, il y a un dénuement plus choquant sur scène et il n’implique pas le corps des personnages, mais l’âme de ceux-ci.

L’humour omniprésent n’est pas gratuit, non plus. Il est nécessaire aussi tant pour détendre l’atmosphère que pour faire rire jaune !

« Ni critique, ni cynique, Denis-Martin Chabot porte pour la première fois un texte à la scène. Cette pièce, c’est son regard à la fois moqueur et profond sur l’amour à l’ère des milléniaux, » conclut le communiqué.

À vous d’en juger!

En représentation les 12, 13 et 19 août 2017 – à 17 h et 21 h
et le 16 août 2017 à 20 h

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